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Temps Nouveaux :
la fiche signalétique du journal les artistes s'expriment dans le journal : Paul Signac, Camille Pissarro, |
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Un site |
Ce journal fait suite au "Révolté" et à la "Révolte". Le N°1 paraît le 4 mai 1895. Il s'arrêtera le 8 août 1914. La collection complète comprend 982 numéros dont deux doubles, un numéro spécial en décembre 1909 (l'écho de Montjuich) sur l'affaire Ferrer et un numéro sur l'affaire Rousset (février 1912). C'est un hebdo grand format (36.7x25.5) paraissant le samedi comme hebdomadaire puis comme bi-mensuel. De 1895 à 1904, il a 4 pages et 4 pages de supplément littéraire, puis 8 pages + 4. Prix 10 centimes jusqu'en 1906 puis 15 centimes et retour à 10 centimes à partir d'octobre 1907. Tirage : 18000 au début puis 7000 exemplaires, distribués à Paris et en province. 1100 abonnés et environ 4000 lecteurs par numéro Caractéristique : difficultés financières pendant vingt années, comme la plus part des journaux libertaires refusant toute publicité. Les souscriptions, les ventes de lithographies, de tableaux "donnés" par des camarades artistes anarchistes (Signac, Pissarro, Luce), les tombolas serviront à combler le déficit. On y trouve des rubriques régulières comme le musée des âneries ; la boite aux ordures ; une rubrique mouvement ouvrier animée par Paul Delesalle puis Amédée Dunois, Pierre Monate ou le Dr Pierrot. Les articles sont signés : Pierre Kropotkine, Bernard Lazare, Octave Mirbeau, Elie et Elisée Reclus, Malatesta, Jean Grave,… Les Temps Nouveaux c'est aussi 72 brochures éditées à plusieurs milliers d'exemplaires. Des cartes postales (des dessins, des portraits, des lithos issues du journal). L'administrateur et animateur est Jean Grave, puis à partir de 1897, Paul Delesalle et Amédée Dunois le secondent. Autres journaux libertaires " concurrents " : Le libertaire ; la Feuille ; la Guerre sociale ; le journal du Peuple (quotidien pendant l'affaire Dreyffus) et le Père Peinard. Les temps nouveaux et les "artistes" Tôt ou tard on trouvera donc
les artistes véritables aux côtés des révoltés, unis avec eux dans une
identique idée de justice ! Je viens de lire le livre
de Kropotkine. Il faut avouer que si c'est utopique, dans ce cas c'est
un beau rêve et comme nous avons souvent l'exemple d'utopies de venues
réalités, rien ne vous empêche de croire que ce sera possible un jour,
à moins que l'homme ne sombre et ne retourne à la barbarie complète. A
propos d'art, il y aurait bien des choses à reprendre. Ainsi Kropotkine
croit qu'il faut vivre en paysan pour bien le comprendre, il semble qu'il
faut être emballé par son sujet pour bien le rendre, mais est-il nécessaire
d'être paysan ? Justice en sociologie, harmonie
en art ; même chose,…
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