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de Paris et les Communard-e-s
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des anars la Commune.

le procès
de Louise Michel
les
Communes de Marseille,
Toulouse, Lyon,
St Etienne, Limoges,
|
De multiples organisations
politiques ou humanitaires s'apprêtent à' commémorer la Commune de Paris.
Ces soixante-douze journées marquèrent la fin d'une époque qui fut celle
des insurrections de caractère sentimental où la justice, le droit et
la liberté eurent une part prépondérante et en verront naître une autre
qui se voudra économique, rationnelle, scientifique.
Et même si, avant la Commune, Proudhon et Marx avaient déjà jeté les bases
du mouvement révolutionnaire moderne, même si les réflexes sentimentaux
et romanesques n'ont pas complètement disparu de nos jours, on peut prétendre
que née d'une liesse quarante-huitarde que dominèrent le tumulte, le débraillé
et la barricade, la Commune s'achèvera dans une tentative d'organisation
rationnelle de la société et par une tuerie qui serait la préface aux
affrontements révolutionnaires modernes.
On
connaît mal la Commune.
Les hommes qui se réclament d'elle se bornent à populariser ceux de ses
aspects qui coïncident avec leurs intérêts ou leur préoccupation politique
du moment. Trop souvent, on prétend y voir l'aboutissement de desseins
longuement médités, de réflexions théoriques mûries. Ce n'est pas vrai
! Et il n'est pas souhaitable que les anarchistes emboîtent le pas à des
partis politiques qui se livrent à une démagogie effrénée et qui prétendent
l'accaparer, car, en dehors de quelques avantages momentanés qu'une telle
attitude procure, on risque d'ignorer les grandes leçons qui se dégagent
de la Commune et qui justement tiennent à son caractère hybride, aux improvisations
parfois géniales auxquelles il fallut recourir pour organiser la grande
ville, aux ajustements parfois laborieux de théories contradictoires,
alors que naît une économie nouvelle qui bouleversera la société romantique.
Et justement sur un palier différent, bien entendu, les classifications
politiques et idéologiques comme les mutations économiques de notre époque
sont similaires à celles qui secouèrent la fin du Second Empire. Nous
vivons, comme les Communards une époque charnière, et plutôt que de ramener
à soi ce qui appartient au passé, il est préférable de l'examiner objectivement
afin d'en tirer les leçons profitables pour notre mouvement anarchiste.
L'insurrection du 18 mars
est née en marge des organisations révolutionnaires, même si certains
militants ouvriers y participent. Les blanquistes sont désorganisés par
l'emprisonnement de leurs chefs. Les hommes de l'Internationale restent
dans l'expectative. Seul ce qui reste du jacobinisme quarante-huitard
sera mêlé à travers le Comité central à l'insurrection. C'est son esprit
qui anime la garde nationale. Les manifestations périodiques qui, depuis
la chute de l'Empire, se succèdent et qui ont décapité le mouvement ouvrier
et révolutionnaire ont donné aux Jacobins l'occasion d'une revanche contre
cette bourgeoisie, libérale qui, après avoir été au pouvoir sous Louis-Philippe,
pendant la IIe République et sous le Second Empire, s'apprête à confisquer
la République.
Derrière Félix Pyat, Delescluze, Flourens et quelques autres, ils livrent
une lutte sans merci à la République des Jules : Jules Simon, Jules Ferry,
Jules Favre, etc.
Au cours de ces journées de mars décisives, qui précèdent l'insurrection,
la garde nationale a pris conscience de sa force, deux proclamations ont
donné sa mesure :
la première déclare : La garde nationale ne reconnaît pour chefs que ses
élus,
la seconde : La garde nationale proteste contre toute tentative de désarmement
et déclare qu'elle y résistera au besoin par les armes.
L'instrument est en place.
Pourtant l'émeute viendra de la rue.
Louise Michel nous a laissé un vivant récit de ces heures tragiques. Thiers
a décidé de faire enlever les canons entreposés à Montmartre. L'alarme
est donnée. Le comité de vigilance se réunit, mais écoutons la bonne Louise
:
Dans l'aube qui se levait on entendait le tocsin ; nous montions au
pas de charge, sachant qu'au sommet il y avait une armée rangée en bataille.
Nous pensions mourir pour la liberté. On était comme soulevés de terre.
Nous morts, Paris se fût levé. Les foules à certaines heures sont l'avant-garde
de l'océan humain.
La butte était enveloppée d'une lumière blanche, une aube splendide
de délivrance. La troupe fraternise avec le peuple, l'insurrection gagne
Paris quartier par quartier, surprenant à la fois le gouvernement et le
Comité central. Ce n'est que le soir que les membres du Comité central
se décideront à passer à l'attaque et à occuper toute la ville alors que
Thiers et le gouvernement fuient vers Versailles.
Ces hommes, qui vont
s'emparer de la ville, viennent de tous les horizons. Ils appartiennent
à la petite bourgeoisie, à l'artisanat, au monde ouvrier alors à sa naissance.
On ne trouve pas encore de militant ouvrier connu parmi eux en dehors
de Varlin et de Pindy et quelques blanquistes, tels Ranvier, Brunel ou
Eudes. Les grands noms sont soit en prison, soit en fuite, soit, dans
l'expectative. Le soir du 18 mars, le Comité central de la garde nationale,
qui a chassé l'Etat et s'est emparé du pouvoir, prendra le chemin de l'Hôtel
de Ville qui est chemin traditionnel où les révolutions de Paris trouvent
leur consécration
18 mars 1871
les gardes nationaux protègent les canons de Montmartre. Le
18 mars dans le 13è.
Les
causes de la Commune de Paris
Cette journée du la mars fut
une journée réussie parmi d'autres qui ont auparavant échoué sans qu'on
puisse bien clairement en expliquer les raisons, tant leur mécanisme fut
le même avec leur part d'improvisations tardives, de préparation sérieuse
et de chance. Mais, par contre, les causes de ce climat d'insurrection
existaient en permanence depuis le coup d'Etat. La guerre, la défaite
et le siège leur avaient conféré un caractère encore plus aigu.
Mais quelles sont donc les causes profondes de ce climat qui, à partir
du 4 septembre 1870, jour ou fut proclamée la déchéance de l'Empire et
l'avènement de la IIIè République, suscita de nombreuses insurrections
dont celle du la mars fut le couronnement "heureux" ?
On peut, parmi d'autres, définir trois causes qui, d'ailleurs, coïncideront
avec les trois grandes tendances politiques de la Commune: le patriotisme,
le fédéralisme, le social, et, s'il est vrai qu'en gros cela correspondait
à des tendances du jacobinisme, du blanquisme et du proudonisme, on aurait
tort de croire que chez chacun des participants ces tendances seront nettement
tranchées; et c'est Lefrançais, qui appartient à l'Internationale, et
qui, après la Commune, entretiendra des relations suivies avec l'Internationale
antiautoritaire de Saint-Imier qui nous apprend :
* Le dégoût et l'indignation produits par l'ignoble conduite de la prétendue
"défense nationale" durant le premier siège de Paris fut certainement
la principale cause de la Commune. Et il n'y a rien d'étonnant pour tous
ceux qui se refusent à voir la Commune avec d'autres yeux que ceux de
l'époque. L'esprit de la première révolution française est encore puissant
parmi le peuple parisien qui a un goût prononcé pour porter chez les autres
la liberté à la pointe des baïonnettes.
Le pacifisme révolutionnaire amorcé par Proudhon dans un discours retentissant
à l'Assemblée nationale, en quarante-huit, pour s'opposer à l'expédition
de Pologne et la magnifique adresse de la section française de l'Internationale
aux peuples en guerre n'ont pas encore pénétré profondément le petit peuple
cocardier et chauvin, et le faubourg qui vit son rêve des victoires de
93, pousse d'abord à la guerre puis à la résistance. Jules Vallès nous
raconte dans L'Insurgé comment il sera comique victime de cet état d'esprit.
* Le deuxième facteur, une des causes principales de la Commune fut l'esprit
fédéraliste communaliste, si l'on veut. Les autres, nous dit Eugène Pottier,
voulaient que Paris nommant les municipalités, fût en possession de lui-même
comme le sont les grandes villes des États-Unis.
Mais deux autres sentiments puissants vont pousser le peuple de Paris
vers le fédéralisme.
Le premier, c'est le climat suscité par le siège, où, isolés du pays et
du gouvernement qui prépare la capitulation, les Parisiens ont pris l'habitude
de se considérer comme seuls à faire face à tous les problèmes que leur
posait la lutte. Ce qui se traduira par une organisation administrative
des arrondissements et la création de la garde nationale. Enfin, le second,
c'est l'esprit même du mouvement ouvrier interprété par la section française
de l'Internationale et qui est dominé par les théories économiques de
Proudhon.
* La troisième cause de la Commune c'est, nous dit Félix Pyat, un autre
acteur de ce drame : La révolte prolétaire contre le capital, et, là encore,
si les internationalistes armés par leur congrès paraissent les représentants
les plus qualifiés des travailleurs et si ce sont eux qui, effectivement,
prendront en main l'organisation économique, laissant aux jacobins la
défense et aux blanquistes la police intérieure, le miracle de la lutte
au coude à coude, qui ne rapprochera jamais tout à fait les trois courants
et qui donnera naissance à un homme révolutionnaire nouveau pour qui le
fédéralisme sera l'élément de base.
l'album photo
de la Commune
Proudhon
et Blanqui
Il est vrai que les hommes
qui vont faire la Commune venaient d'horizons différents. Il est vrai
que les causes de la Commune furent multiples. Il est vrai qu'à côté de
militants chevronnés et connus, les élections enverront siéger sur ses
bancs des inconnus et que, par conséquent le caractère créateur des refus
et des choix spontanés joua un rôle important et pas toujours heureux,
d'ailleurs.
Mais sitôt après les élections, lorsqu'il fut alors indispensable de construire
et de se défendre, c'est l'esprit de deux grands absents qui va dominer
la Commune: celui de Proudhon, mort en 1865, celui Blanqui emprisonné
au fort du Hâ.
Ce sont des hommes comme Jourde, Varlin, Theisz, Lefrançais, Langevin,
Benoît Malon qui vont faire vivre et organiser la ville, et, il faut lire
et chaque révolutionnaire devrait lire dans le Journal officiel de la
Commune ces séances de travail laborieuses où le sérieux a pris la place
des fiestas romantiques.
Il faut lire l'affiche placardée par l'Internationale où après avoir affirmé
: L'indépendance de la Commune est le gage d'un contrat dont les clauses
librement débattues feront cesser l'antagonisme des classes et assureront
l'égalité sociale qu'elle définissait dans un programme d'action où l'on
sent à chaque instant la présence de Proudhon.
La commission militaire, par contre, où siégera seulement un internationaliste
proudhonien, sera composée de jacobins et de blanquistes: Flourens, Bergeret,
Anvier, Eudes, Duval, etc. Et lorsque la situation militaire s'aggravera,
le fossé se creusera entre les deux dominantes de la Commune pour éclater
lors de la création d'un Comité de "Salut public", réminiscence des grandes
heures de quatre-vingt-treize.
Les jacobins et les blanquistes l'emporteront et les internationalistes
de tendance anarchiste se retireront. Au cours de la séance orageuse,
le blanquiste Pyat et l'internationaliste Benoît Malon s'opposeront violemment
et la polémique se continuera à travers le Cri du Peuple de Jules Vallès
et le Vengeur d'Eudes.
La proclamation de la minorité contre la constitution d'un Comité de Salut
Public restera éternellement vraie pour les anarchistes.
" Considérant que l'institution d'un Comité de Salut de public aura
pour effet essentiel de créer un pouvoir dictatorial qui n'ajoutera aucune
force à la Commune, Attendu que cette institution serait en opposition
formelle avec les aspirations politiques de la masse électorale dont la
Commune est la représentation, Attendu en conséquence que la création
de toute dictature par la Commune serait de la part de celle-ci une véritable
usurpation de la souveraineté du peuple, nous votons contre ! Andrieu,
Langevin, Odtyn, Vermorel, V. Clement, Theisz, Serraillier, Avrial, Malon,
Lefrançais, Courbet, Girardin, Clémence, Arnoult, Beslay, Vallès, Jourde,
Varlin."
Nous retrouverons au bas de ce texte le nom de tous les internationalistes,
excepté celui de Frankel qui est le seul marxiste et qui se joindra aux
blanquistes et aux jacobins, et il suffit de regarder les noms des hommes
qui formeront le Comité de Salut public pour constater qu'à travers les
épreuves de la Commune sont nées les deux expressions différentes du socialisme
qui vont marquer le mouvement ouvrier moderne. Parmi ces noms on retrouvent
ceux de Ferré, de Frankel, de Pyat, de Delescluze, d'Eudes, de Billioray,
de Dupont, de Rigault, de Ranvier, de Vaillant.
Les
anarchistes et la Commune de Paris
Même si leur contenu actuel
est notoirement différent de ce qu'il fut alors, on peut dire que la Commune
de Paris a marqué l'anarchisme, le socialisme révolutionnaire et le syndicalisme
alors à leurs débuts. Seul le jacobinisme ne tirera aucun profit de l'aventure
sanglante de ces dix semaines. Trop des siens se trouvaient sous le visage
de conciliateurs dans le camp des Versaillais, et loin d'être vivifié
par la grande aventure révolutionnaire, il sombrera dans un parlementarisme
abêtissant avant de devenir le parti radical, père nourricier de toutes
les combines équivoques.
Le marxisme, lui, n'aura aucune influence sur la Commune.
Marx, qui méprise les ouvriers parisiens et spécialement les membres de
l'Internationale, les a pendant la guerre abreuvés d'insultes et s'est
réjoui de la victoire du militarisme allemand. Certes, après l'écrasement,
il s'apercevra de la popularité de la révolution parisienne et il se rattrapera
dans un livre : La Guerre civile en France, probablement le meilleur de
ses ouvrages où il justifiera la Commune et les internationalistes, pas
pour longtemps d'ailleurs, car le naturel reprenant le dessus il tonnera
contre son gendre Charles Longuet, un communard, qu'il accusera d'être
resté un proudhonien impénitent. I
l est vrai qu'il fera à son autre gendre Lafargue un autre reproche :
celui d'être resté un blanquiste. Proudhon a donné au mouvement anarchiste
une doctrine économique. Les hommes de l'Internationale feront passer
cette doctrine dans des réalités concrètes. Bakounine avait marqué l'Internationale
qui avait ajusté l'économie proudhonienne sur les méthodes de lutte de
classe. Cependant, il n'aura guère d'influence sur le déroulement des
événements, excepté en province et plus spécialement à Lyon, et paradoxalement
c'est plus tard que les effets de la Commune se feront sentir au sein
du communisme libertaire.
Mais dans les luttes qui précéderont la Commune, comme pendant les journées
révolutionnaires, des hommes comme Élisée et Élie Reclus, comme Paul Robin,
des femmes comme Louise Michel, comme Andrée Léo feront leur apprentissage
et seront à la base du renouveau de l'anarchie quelques années plus tard.
Les hommes de la Commune sentent confusément la vérité, leur vérité, qui
se révèle en eux.
Après la Semaine sanglante, en exil à Londres, à Bruxelles, à Genève,
ils vont réfléchir, analyser ce que furent les moyens et les buts de la
Commune de Paris. Et c'est de ces réflexions que sortira le grand schisme
de l'Internationale à La Haye et, extraordinaire coïncidence, l'éclatement
de la Première Internationale suivra étrangement la courbe de celui de
la Commune et les hommes qui avaient refusé le Comité de Salut public
rejetteront Marx et rejoindront la Fédération jurassienne pour former
l'Internationale anti-autoritaire.
Il suffit de rappeler ici certains noms pour voir toute l'importance de
la Commune et de la section française de l'Internationale dans la formation
du mouvement anarchiste moderne. Je cite au hasard : Séraillier, B. Malon,
Lefrançais, Jourde, Avrial, Courbet, Pindy, Vesinier, Vermorel, auxquels
viendront s'ajouter : Guillaume, Kropotkine, Louise Michel, Paul Robin,
Élisée Reclus, Malatesta et beaucoup d'autres. Les internationalistes
qui firent la Commune furent proudhoniens.
Après la Commune, sous l'influence de Bakounine, ils fonderont la Première
internationale anarcho-syndicaliste d'où sortira le mouvement anarchiste
moderne.
Les
textes et déclarations des communards.
La
Commune dans l'histoire
Il est délicat de porter
un jugement sur la Commune, encore que ce soit avec les dates et les grands
hommes le travail "important des historiens". De toute façon, on ne peut
pas détacher la Commune de son contexte politique et social dont j'ai
essayé de mettre en relief quelques aspects importants pour les anarchistes.
Disons que ce qui domine la Commune de Paris comme, d'ailleurs, le mouvement
ouvrier révolutionnaire de cette moitié de siècle, c'est la confusion
et la naïveté. La confusion est due à ce brassage économique profond qui,
en marge des luttes politiques, bouleverse l'économie et s'apprête à créer
un homme différent à travers un clivage entre des classes nouvelles. Le
patriotisme, le socialisme utopique, le chartisme, le syndicalisme, l'anarchisme
à travers Proudhon et Bakounine, le christianisme social, le classicisme
dans les lettres et les arts, le romantisme, ce qui n'est pas tout à fait
hier et qui n'est pas encore aujourd'hui, se mêlent profondément en s'entrechoquant.
Époque charnière difficilement analysable où le caractère des hommes qui
se forme influe directement sur la marche des choses. La naïveté est justement
la preuve que, dans la balance, le tumulte des sentiments l'emporte encore
sur la froide analyse des réalités. Les hommes se grisent de phrases où
le bon droit, la justice, la loi l'emportent sur les réalités concrètes.
Rien ne pouvait encourager un esprit froid à se lancer dans l'aventure,
et cette vieille canaille de Marx l'avait bien compris qui conseillait
à ses amis de rester tranquillement fidèles à la "République des Jules"
du 4 septembre. La campagne était réactionnaire, une armée ennemie campait
aux portes de Paris, la bourgeoisie d'affaires qui avait fui possédait
tous les rouages économiques dans ses blanches mains, les libéraux, effrayés,
se retiraient à Versailles, justifiant la trahison d'une fraction importante
de la population parisienne, les intellectuels de gauche avaient (déjà)
déserté, les militaires avaient suivi, les fonctionnaires aussi.
Non, rien, vraiment, ne pouvait engager un esprit logique dans Paris révolutionnaire.
Pourtant, et il suffit d'avoir lu leurs proclamations pour en être intimement
persuadé : les hommes de la Commune ont vraiment cru possible leur victoire.
Oui, Ils furent naïfs !
Et finalement, ils eurent raison car, contre toute évidence, la victoire
eût été possible si, au lieu de tomber dès les premières heures sur un
alcoolique à moitié fou, le colonel Langlois, ils avaient placé à la tête
de la garde nationale un homme énergique qui, dans la nuit, eût enlevé
les forts, pris Versailles et enfermé M. Thiers.
Naturellement, on ne refait pas l'Histoire, on profite simplement de l'enseignement
qu'elle nous apporte, et la Commune de Paris qui marqua d'un coup de reins
une période économique en pleine gestation, peut être riche d'enseignements
pour notre époque à la condition de laisser de côté les images d'Épinal
et d'étudier avec sérieux les mouvements qui la projetèrent en avant.
Maurice
Joyeux (le
Monde Libertaire)
1971

"Le cri
du Peuple", albums de J. Tardi sur la Commune de Paris (éditions
Casterman)
Autres
articles :
La
Commune par elle-même (textes et déclarations des communards
);
La
Commune de Marseille ; l'AIT
pendant la Commune de Paris ; Proudhon,
le père de l'anarchisme ;
Marx-Bakounine
et la Commune de Paris ; la
Commune dans le XIIIè arrondissement (la journée du
18 mars) ;
Place au peuple,
place à la Commune (J. Valles)
Louise Michel ; Eugène
Varlin ; Nathalie
Lemel ;
Courbet,
Proudhon et la Commune de Paris ; Insurrections
communalistes en province ;
la
Commune de Paris, l'éducation et la culture ; Extrait
du procès de la communarde Louise Michel ;
la Commune de Paris
photographiée ;
Louise la Canaque,
les trépidantes aventures de Louise Michel en Nouvelle Calédonie
;
A propos du Film la Commune de Peter Watkins ;
A
lire :
Histoire
de la Commune (PO Lissagaray) ; Histoire et souvenirs de la Commune (Louise
Michel) ;
Eugène Varlin (revue Itinéraire) ; Le journal officiel de
la Commune de Paris ;
Louise Michel (éditions du Monde libertaire) ; L'Internationale
(James Guillaume) ;
Idées sur l'organisation sociale (James Guillaume) ; Gaston
Crémieux (Roger Vignaud ; Edisud) ;
La Commune de Paris au jour le jour (Paule Lejeune)
Michel Bakounine (Oeuvres complètes) ; Les écrivains contre
la Commune ;
Le Cri du Peuple : Roman de Vautrin et album BD de Tardi ;
La
Commune photographiée (Edition des musées Nationaux)
;
LE CANON FRATERNITE de Jean-Pierre CHABROL
|