Que font-ils ?
Que pensent-elles ?
les libertaires aujourd'hui ?

Ne battons plus en Retraite !
Partageons égalitairement les richesses... pas la misère

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


les luttes de
l'an 2003
s'affichent

Les patrons et gouvernants ont la forte tendance à vouloir disposer de notre vie plus longtemps.
Les conseils d'administration ne se cachent plus pour exiger des "choix" de société. Raffarin sert les plats au MEDEF et tous les acquis sociaux sont rognés les uns après les autres : salaires gelés, diminution du temps de travail annihilée, licenciements effrénés, départ à la retraite reculé… La casse sociale bat sont plein !
C'est sous la pression d'instances financières ( FMI, Banque Mondiale, OCDE, …) à la solde du patronat international que les Etats et parlements complices tentent donc de détourner l'argent des retraites pour l'injecter dans les circuits financiers et la bourse.

FONDS DE PENSION : PIEGE A CONS !
En France, le CAC40 est tributaire pour 40% des fonds de pension anglo-américains. Pour ce faire, elles utilisent l'argument démographique :
+ d'anciens pour profiter de la retraite - de jeunes pour cotiser = caisses vides,
Les ultra-libéraux réussissent à transformer la perspective d'une vie plus longue et en bonne santé, dans nos pays développés, en une calamité !

D'ABORD INTOXIQUER
La seule société française a aujourd'hui plus que jamais, les moyens de financer l'actuel système de retraite par répartition ; en 2003, la France produit deux fois plus de richesses qu'il y a trente ans alors que les chômeurs sont dix fois plus nombreux.
Pourtant, cette belle France "d'en haut", à la morgue suffisante nous explique sans sourciller, qu'il va falloir rester au boulot plus longtemps que prévu. Allez expliquer cela à un chômeur quand, dans le même temps, le hussard du libéralisme Juppé, toujours droit dans ses bottes merdeuses n'hésite pas après 37,5 annuités à faire valoir ses droits à la retraite tout en prônant avec les siens, baron et ancien marchand de café, un passage à 43 ou 45 ans de cotisation, eux qui n'ont jamais vraiment gratté.

A QUI PROFITE LE CRIME ?
Des enquêtes lancées par des banques (AXA) montrent que si l'âge de la retraite était repoussé de 5 ans, 40% des citoyens actifs épargneraient davantage afin de ne pas travailler au-delà de 65 ans. Priorité des margoulins : faire sauter les régimes spéciaux dans les services publics. C'est là aussi que les syndicats sont constitués et se campent en opposants .
D'abord à EDF où, sous prétexte d'appliquer des directives Européennes qui obligeraient à vider du bilan les charges dues aux pensions, la direction et certains syndicats, ont tenté de faire avaler la couleuvre. Les salariés de cette entreprise leur ont adressé un superbe camouflet. Maintenant plus que jamais, la parole est à la rue !

LES ANARCHISTES PROPOSENT L'EGALITE SOCIALE
Comment justifier qu'un retraité perçoive une allocation plus importante qu'un autre, qu'un actif plus de salaire ? Cela serait dû à la catégorie, aux mérites, à l'appartenance à telle ou telle classe… Nous y voilà ! Il faut en finir avec le calcul des retraites en fonction du nombre d'actifs, avec le salariat qui n'est que la vente de notre force de travail.
Salaires et retraites doivent se fonder sur le partage des richesses. Les richesses produites en 1982 se distribuaient sur le rapport de 74% salaires et 26% profits, en 2002 cette répartition était évaluée à 65% salaires et 35% profits : arrêtons la déroute, ne battons plus en retraite ! Percevoir une pension serait donc vendre le temps de repos découlant de l'aptitude à nourrir le capital !
Tant qu’il faudra de l’argent pour vivre, il n’y en aura pas assez pour tout le monde.
Une société débarrassée du capital doit abolir le salariat, les retraites pour garantir une vie décente pour toutes et tous.
Revendiquer l'égalité des allocations des retraites lance le débat sur l'égalité sociale et remet en cause la hiérarchie salariale et politique que l'on connaît dans les corridors de l'exploitation capitaliste.

Fédération Anarchiste


cortège des enseignants de l'Ile de France.


Autres articles :
Services publics : perspectives libertaires et paroles de luttes (1995, 1998, 2003) ;
L'anarcho-syndicalisme aujourd'hui (1983) ; Une autre Europe pour un monde libertaire (Bruxelles 2001) ;
Vers la grève gestionnaire ; Les intermitents du spectacle racontent leur lutte sur Radio Libertaire.
Syndiqué.e. ! Pourquoi ? Comment ? Où ?

A lire :
Les retraites (éditions du Monde Libertaire)

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