|
||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||
|
Que
font-ils ? |
Evian 2003 : contre les saigneurs du G8, construisons une alternative anarchiste | |||||||||||||||||
|
Textes, photos,...
Annemasse, |
Pari tenu. Née lors d'une réunion
nationale du mouvement libertaire un 8 décembre 2002 dans les locaux
de la librairie la Plume noire à Lyon, l'aventure de la Claaac
s'est petit à petit affirmée en regroupant dès janvier
2003 la plupart des organisations libertaires françaises et suisses
avant de s'élargir ces dernières semaines au plan européen. Afin de réaliser cet
objectif, les organisations membres de la Claaac avaient décidé
de mener une campagne commune de protestation contre les " saigneurs
du G8 ", de s'impliquer dans l'organisation du Village alternatif,
anticapitaliste et anti-guerre (VAAAG) et d'organiser un cortège
noir et rouge commun lors de la manifestation internationale du dimanche
1er juin. En travaillant ensemble, en
mentait cette campagne de façon unitaire, les libertaires ont montré
que ce qui les rassemble est beaucoup plus important que ce qui trop souvent
les divise. Nul doute que l'ampleur du monde, qui a largement débordé
1e simple cercle des militant(e)s, tout comme l'impact de notre initiative
sont bien supérieurs à l'addition des simples sphères
d'influence des organisations membres de la Claaac. La mise en commun
de tous nos moyens et réseaux, la démarche collective et
unitaire, nome capacité à parler d'une seule voix face aux
autres composantes du mou ventera social, le tout sur ou objectif concret
et précis, expliquent en grande partie la réussite de cette
campagne et prouve notre capacité à peser sur le fil des
événements e des mobilisations sociales. David groupe Knonstadt Lyon
VOILA, je
confirme, Au moins, on n'a pas bossé
pendant six mois là-dessus pour rien. Ça valait vraiment
la peine ! Et n'oublions pas que le village
a non seulement conquis des personnes déjà sensibles à
nos idées, mais aussi des habitant(e)s d'Annemasse, qui nous ont
soutenu-e-s et que nous avons d'ailleurs invité-e-s à nous
rejoindre le mardi 3 juin au soir, pou une soirée avec AG et repas.
Mon bilan du Vaaag Le premier jour, j'ai participé
à la construction de la cuisine du quartier où on avait
planté la tente, j'ai pas mal participé à la bouffe,
et découvert l'application pratique et les implications du prix
libre. Ensuite, ça se mélange un peu, il y a eu un pogo féministe réussi (on a pu réaliser un espace non mixte au deuxième rang des spectateurs, c'était pas gagné d'avance), un passage au point G, pour voir et tâter l'ambiance : essentiellement, ça fait du bien, je trouve ça réellement décontractant d'être débarrassée de tout regard masculin. L'autogestion et les décisions
collectives sont parfois un peu lourdes à martien (les assemblées
de bandes sont longues, ou agressives, ou creuses), mais on peut proposer
ce qu'on veut et le mettre en pratique : Le mieux, c'est d'avoir pu
discuter d'énormément de choses avec énormément
de gens.
Nous sommes dans le dernier trimestre 2002, lorsque des initiatives françaises sortent des cerveaux collectifs de plusieurs groupes. On peut compter entre autres celle de la Claaac G8 et celle du Vaaag, village anticapitaliste et antiguerre sur l'initiative du réseau No Pasaran. No Pasaran invite large pour les premières réunions (des milieux trotskistes, écologistes, etc.), mais la rupture est inévitable. Effectivement, sous prétexte d'unité, de la nécessité de créer un front commun, de ne pas apparaître comme de vilains petits sectaires, plusieurs organisations et mouvements refusent de se prononcer pour un réel anticapitalisme et refusent une rupture avec la gauche institutionnelle. Anticapitaliste et en rupture avec la gauche institutionnelle Le refus de se positionner
clairement de manière anticapitaliste consiste à défendre
implicitement que le capitalisme peut se réformer et être
"humain". De la même manière nous verrons régulièrement
dans les débats du Vig (village inter-galactique, rassemblant Attac,
la LCR et l'ensemble de la gauche institutionnelle) un souci de réformer
le G8 de l'élargir. Cette rupture n'est pas le résulta d'une pratique sectaire, du refus du débat, mais d'un besoin de duré au risque de revivre les illusions du commit mairie autoritaire ou de la social-démocratie. Et que dire de Lula qui, après s'être rendu à Porto Alegre, accepte l'invitation de Chirac au G8 afin de proposer la création d'un fonds contre la misère et la famine en taxant les ventes d'armes ! Deuxième point de rupture
: les mouvements altermondialistes refusent une réelle rupture
avec le capitalisme et donc avec les organismes, institutions et partis
politiques le gérant. Or il est impossible d'ignorer la volonté
hégémonique de la gauche classique. Les luttes, que ce soit
au niveau social, sur les retraites, etc., des sans-papiers, du nucléaire,
etc., doivent se mener de manière autonome, sans rattachement avec
les enjeux politiciens, les enjeux de pouvoir et de stratégies
et d'échéances électorales. La Vaaag, une alternative en acte Le pari n'était pas mince: créer un espace autonome de réflexions et d'actions, créer un lieu autonome qui puisse devenir un véritable espace de convergence des résistances. Pari réussi en grande partie comme le prouve les témoignages qui suivent. Certes, il ne faut pas faire de cette expérience mie image idyllique, mais elle fut très riche. L'expérience autogestionnaire ne fut pu complète, et certaines personnes ne se sont pas impliquées et ont vécu le lieu en consommateur ou consommatrice. De même, l'implication parfois énorme dans la gestion quotidienne et logistique du village nous à parfois empêché de participer aux débats, aux échanges politiques, etc. Néanmoins, nombre d'espaces ont été le fruit d'expériences collectives (avec ses assemblées générales, la rotation des tâches et des mandats, l'élaboration collective de projets d'aménagements ou d'actions, etc.) comme les quartiers/barrios avec leurs cantines, les espaces accueil/sérénité, etc. Les prix fibres (on paye en fonction de ses moyens) n'ont pas entraîné de déficit particulier Les débats furent permanents, de ceux organisés sous les chapiteaux et qui réunissaient au minimum une petite centaine de personnes à ceux qui naissaient spontanément autour de pluches, de la vaisselle ou d'un repas. Action directe Le Vaaag a donc naturellement
été un lieu d'émergence d'idées et de mises
en place d'actions. Un débat permanent (qui mériterait à
lui seul de nombreuses pages) existait sur la question de la violence,
sur sa légitimité, sur le regard médiatique, etc.
Un consensus arrivait parfois à émerger : Les actions hors du village
furent donc multiples: le 29 mai, manifestation festive et d'autodérision
à Annemasse ; le 30 mai, manifestation à Genève (passage
en train gratuit, sans montrer ses papiers à la frontière)
qui se termine par une occupation partielle du siège de l'OMC (organisation
mondiale du commerce); le 31 mai, actions contre le meeting du Parti socialiste
; le 1er juin, à l'aube, action de blocage visant à ralentir,
à désorganiser le sommet : en cherchant entre autres à
empêcher des délégations, le personnel, les traducteurs
à se rendre à Evian, le 1er juin, manifestation de la Claaac.
Même si les forces de
l'ordre avait des consignes particulières afin d'éviter
la bavure comme à Gênes, la police était là
pour sécuriser, pour maîtriser. C'est ainsi que les contrôles
furent multiples, qu'en Suisse plusieurs centaines d'arrestations sont
à déplorer, des blessés graves, etc. On en reparlera... Téo de Nantes
Autres
articles :
|
|||||||||||||||||