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Le mouvement anarchiste international
déplore le décès de Wilstar Choongo, fondateur de l'Anarchist and Workerg
Solidarity Movement (AWSM) de Zambie.
Anarchiste autodidacte, Wilstar s'est signalé pont la première fois à
l'attention du mouvement en 1996, par son combat solitaire pont l'augmentation
des salaires des employés de l'université de Zambie (UNZA), où il travaillait
en tant que bibliothécaire et où il a constitué une formidable collection
d'ouvrages anarchistes à l'intention des étudiants.
Ancienne colonie britannique, la Zambie a acquis son indépendance sans
lune notable en 1964.
Les trente ans de régime socialiste africain de Kenneth Kaunda se sont
révélés désastreux. L'économie est resté essentiellement minière, l'agriculture
a périclité tandis que les fermiers se précipitaient dans les ville en
raison des subventions urbaines pour la nourriture. P
uis, l'effondrement des mines de cuivre au milieu des années 1970 a miné
tous les espoirs de développement. Quand Kaunda a été battu, à l'occasion
des premières élections démocratiques de 1991, par l'ancien secrétaire
général du Congrès syndical zambien Frédéric Chiluba, le cadre était dressé
pour le démantèlement néo-libéral d'un pays déjà drastiquement affaibli.
Alors que Chiluba s'était hissé au pouvoir sur le dos d'une classe ouvrière
pro-démocratique, son Mouvement pour une démocratie multipartite révéla
bientôt sa vraie nature.
Tout groupe organisé de citoyens doit être enregistré annuellement pu
la police, et exécutions comme tortures ont repris après sept ans de sursis.
Quoique la Zambie ait été sous Kaunda le refuge de nombreux comburants
des luttes africaines de libération nationale et de groupes de guérilla
(parmi lesquels l'ANC/MK), le fait de n'avoir jamais eu à se battre pour
sa propre indépendance eut comme conséquence l'absence de toute tradition
de contestation populaire, et une gauche minuscule représentée par le
Socialist Caucus, un groupe de discussion marxiste-léniniste à l'UNZA.
Les habitants des bidonvilles mangent littéralement la terre pour les
minéraux qu'elle contient. Pendant les quinze jours que j'ai passés là-bas,
cinq employés de l'UNZA ont été enterrés après être morts de malnutrition,
ceci, alors que les gros a gras employés des ONG néo-libérales dirigeant
l'ajustement structurel de la Zambie s'exhibaient en Land-cruisers Toyota
avec des plats hightech.
C'est contre cette situation que Wibrar a défié à lui seul l'administration
universitaire tout entière dans le but d'obtenir une augmentation salariale
pour le personnel. Wilstar fut traîne en procès, niais cela ne lui fit
pas courbe, la tête, et il gagna l'augmentation, ce qui encouragea des
travailleurs faméliques à se battre pour obtenir davantage.
C'est cette lutte qui l'amena sur la liste anarchiste de discussion électronique
Organize où a établit des liens avec notre Workers Solidarity Federation
(WSF) d'Afrique du Sud.
Wilstar est né à Kalomo, une ville de la province méridionale, dans une
famille de puits paysans, il arriva à l'UNZA en tant que bibliothécaire.
Il a écrit en 1995 et 1996, dans le journal d'opposition The Post, des
articles critiques sur la nouvelle constitution de Zambie qui était en
cours d'élaboration. Il y argumentait en faveur d'une décentralisation
du pouvoir.
En 1996 1997, il fut le pilier du soutien à un groupe d'étudiants qui
avait été viré de l'UNZA pour avoir osé appeler à une réunion, hors partis.
J'ai rencontré Wilstar pour la première fois quand il da invité en Zambie
en août 1998, en tant que délégué de la WSF, pour donner nue conférence
publique sur l'ennemi commun des travailleurs zambiens et sud-africains.
C'était un homme amical, flegmatique et toujours prêt à sourire. je ne
suis pas près d'oublier nos ferventes discussions sur les stratégies anarchistes,
assis sur le lit de son appartement minuscule en mangeant des oeufs, du
pain et des oranges.
Peu après ma visite, lui et la plupart des jeunes de l'association pour
l'amitié entre l'UNZA et Cuba du Socialist Caucus, qui s'étaient ralliés
à l'anarchisme, créèrent l'AWSM (parfois connue sous le nom d'Anarchist
Workers Group - Zambie), la première organisation anarchiste connue en
Afrique du Centre, qui de plus réunissait étudiants, employés et travailleurs.
Wilstar décida que l'AWSM ne devait pas devenir une section de la WSF
à cause des grandes distances entre Zambie et Afrique du Sud, mais il
espérait maintenir des contacts réguliers, ainsi q'un soutien matériel
et idéologique. Au début de 1999, l'WSF proposa à l'AWSM de devenir une
section de la WSF, les sections sud-africaine et zambienne se fédérant
horizontalement. Mais il advint que la WSF s'est dissoute en septembre
1999 pour cause d'inefficacité dans ses méthodes organisationnelles, et
a été remplacé par les Bikisha Media Collective, Zbalaza books et Anarchist
Union, bien plus productives.
Notre dernier contact avec Wilstar remonte au 15 juillet 1999. Et nous
n'avons pas été mis au courant de sa mort peu après, à l'âge de 35 ans,
des suites de la malaria compliquée d'une méningite.
Stoïque jusqu'à la fin, il n'avait même pu mentionné sa maladie à ses
camarades.
Il a laissé une femme et trois jeunes enfants.
Cette nécrologie arrive si tard du fait des problèmes critiques de communication
entre travailleurs en Afrique. l'AWSM ne semble pas avoir survécu à Wilstar.
Mais même si sa mort a interrompu ses efforts pour construire un mouvement
anarchiste en Afrique centrale, l'exemple donné par Wilstar d'un anarchisme
mis en pratique et en action directe reste connu comme une grande contribution
à l'éthique de la gauche émergente dans cette région.
Un militant du Socialist Caucus le décrit ainsi: " fi n'était pas du genre
à suive son propre intérêt. Sa mort est une perte extrêmement lourde pour
l'ensemble de notre fragile gauche, et l'UNZA en est encore bouleversée.
" Comme nous disons en Afrique du Sud quand meurt un militant: Hamba kahle
(bonne route), camarade Wilstar !
Michael Schmidt
(Bikisha Media Collective Afrique du Sud)
Le communalisme traditionnel
des peuples africains peut-il représenter un élément à partir
duquel on peut chercher une sortie à la crise profonde que subit l'Afrique
sur le plan économique,
social, politique ? Ce livre est une recherche en ce sens, et en même
temps expose les raisons des échecs des différents programmes de socialisme
africain qui sont apparus dans divers pays (Tanzanie, Sénégal, Guinée,
etc.) avec le processus; d'indépendance.
Loin de résoudre les problèmes de la période coloniale, les modèles et
idéologies du socialisme étatique prolongèrent les différences sociales,
accentuèrent la polarisation de la richesse et favorisèrent la concentration
du pouvoir dans les nouvelles élites surgies de la décolonisation.
D'aune part, la domination coloniale et post-coloniale étendit le préjugé
eurocentrique selon lequel l'Afrique est une terre de peuples sacs histoire.
Sans doute, comme le suggère le texte, l'impact de la colonisation européenne
n'a pas complètement fait disparaître les formes traditionnelles d'organisations
sociales communautaires autochtones, comme l'attestent les nombreux exemples
recueillis qui servent en plus à une description générale de l'évolution
récente du continent africain et de ses conflits.
À partir de l'actuelle décomposition de États nés avec la décolonisation,
et qui es marquée pu l'opposition historique entre communauté et État,
les auteurs plaident pour la jonction du communalisme traditionnel africain
avec la tradition historique des mouvements sociaux d'émancipation d'inspiration
anarchiste, comme futur possible pour l'afrique.
Sam Mbah et I.Iguiwey sont militants de la Awarness League, une organisation
qui se défiait eue-même comme un mouvement social inspiré par l'anarcho-syndicalisme.
Née à l'intérieur du Nigeria, l'AL a des représentations dans plusieurs
ville du pays. Ceux qui l'ont impulsés viennent de diverses organisations
à caractère marxiste-léniniste qui, depuis l'effondrement de l'Union soviétique
et de ses satellites, initièrent un processus de débat et de critique
du modèle socialiste d'État pour découvrir la tradition anarchiste internationale.
Actuellement, l'AL est membre de l'AIT (Association internationale des
travailleurs), continuatrice des postulats de la Ière Internationale.
Elle développe ses activités aussi bien sur les lieux de travail que sur
divers espaces sociaux et culturels, et se montre partie prenante dans
l'établissement de communautés autonomes et autogestionnaires, inspirées
pu le système des villages d'Afrique.
Source, Tierra
y Libertad
Autre
article :
Tivaouane,
une expérience sociale au Sénégal ;
Education
& mondialisation : construire des pratiques d'entraide égalitaire
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