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VOTRE LUTTE EST LA NOTRE ! |
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les affiches |
Nous occupons les facultés, vous occupez les usines. Il y a 10 % de fils d'ouvriers dans l'enseignement supérieur. Est-ce que nous luttons pour qu'il y en ait davantage, pour une réforme démocratique de l'université ? Ce serait mieux, mais ce n'est pas le plus important. Ces fils d'ouvriers deviendront des étudiants comme les autres. Qu'un fils d'ouvrier puisse devenir directeur, ça n'est pas notre programme. Nous voulons supprimer la séparation entre travailleurs et ouvriers dirigeants. Il y a des étudiants qui, à la sortie de l'université, ne trouvent pas d'emploi. Est-ce que nous combattons pour qu'ils en trouvent ? Vous revendiquez le salaire minimum de 1 000 F dans la région parisienne, la retraite à 60 ans, la semaine de 40 heures payée 48. Ce sont des revendications justes et anciennes. Elles paraissent pourtant sans rapport avec nos objectifs. Mais en fait vous occupez les usines, vous prenez les patrons comme otages, vous faites la grève sans préavis. Ces formes de luttes ont été rendues possibles par de longues actions menées avec persévérance dans les entreprises et aussi grâce al.! récent combat des étudiants. Ces luttes sont plus radicales que nos légitimes revendications parce qu'elles ne cherchent pas seulement une amélioration du sort des travailleurs dans le système capitaliste, elles impliquent la destruction de ce système. Elles sont politiques au vrai sens du mot: vous ne luttez pas pour que le Premier Ministre soit changé mais pour que le patron n'ait plus le pouvoir dans l'entreprise ni dans la société. La forme de votre lutte nous offre, à nous étudiants, le modèle de l'activité réellement socialiste : l'approbation des moyens de production et du pouvoir de décision par les travailleurs. Votre lutte et notre lutte sont convergentes. Il faut détruire tout ce qui isole les uns des autres (l'habitude, les journaux, etc.). Il faut faire la jonction entre les entreprises et les facultés occupées. Vive l'unification de nos luttes. Mouvement du 22 mars 1968
Ce tract a été rédigé pour la manifestation du 24 mai 1968. Cette manifestation donnait un premier rendez-vous dans quatre point différents de Paris (dont un Place clichy), ces quatre cortèges ont convergé vers la gare de Lyon afin d'écouter un discour du Général de Gaulle. Vers 20h00. Le cortège s'ébranla de la Gare de Lyon en direction de la Bastille, rapidement bloqué par la police, les premiers arbres furent abattus, des barricades élevées, rue de Lyon. Pendant ce temps, le gros de la manifestation contournait par le XIè arrondissement afin de rejoindre l'Hotel de Ville (qui était l'objectif dans le but de déclarer la Commune) puis la Bourse (qui fut incendiée) et enfin le Quartier Latin. Autres Articles : Le mouvement du 22 mars (interview de Jean-Pierre Duteuil) ; Que reste-t-il de Mai 68 (interview de Léo Ferré) ; introduction à l'anarchie(Léo Ferré) ; Pour un syndicalisme lycéen ; Sous les plis du drapeau noir ; Mai 68 : Début d'une lutte prolongée ; Histoire de l'IFA (Internationale des Fédérations Anarchiste) ; Mai 68 chez Creusot-Loire à St Etienne (Interview de Sébastien Basson) ; Mai juin 1968 raconté par un gréviste ; Hua Linshan. Rebelles balyez tous les démons ! Ba Jin (Pa Kin). Pour un musée de la révolution Culturelle, un air bureaucratique. ; Cabu, Mai 68 raconté par ceux qui l'ont dessiné de l'intérieur ; A lire : |
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