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"On" a du mal à
appréhender -aujourd'hui- le poids, l'étendue des crapuleries,
de la dictature stalinienne sur le mouvement ouvrier au sortir de la guerre
de 1939/1945.
Tous les témoignages antérieurs à cette date sont
bien sûr déjà éloquents (en France, en Espagne
et derrière le rideau de Fer). Bien sûr les chefs sont les
premiers responsables (Thorez, Duclos, Frachon,
), mais cette "terreur"
stalinienne était présente dans tous les milieux :
- Louis Aragon : le pacte germano-soviétique est une grande
avancée pour la paix et les travailleurs (1940).
- Jean-Paul Sartre revenant d'URSS : Faut pas désespérer
Billancourt ou encore en 1956 après
l'écrasement de la révolution Hongroise.
- Artistique, quand par exemple le PCF voulut interdire à Django
Reinhart d'interpréter une Marseillaise Jazzie en 1944.
- Maurice Thorez : la grève, c'est l'arme des trusts (américains).
Et profondément dans les usines, les communes, où il était
"interdit" de vendre le Libertaire, de faire grève
contre un ministre communiste, de contredire le cheffaillon local.
Les anars de l'époque
donnèrent un surnom à ces tristes individus : les "NACOS",
les Nationaux Communistes.
Les Increvables Anarchistes vous présentent quelques extraits de
mémoires qui ne seront plus perdues.

Languedoc
1944 :
Les
communistes annoncent la militarisation des mines, de la SNCF et des
maquis (qui viennent de libérer Béziers, Decazeville et
sa région). Les cheminots, les mineurs se mettent en grève,
voici la réponse du PCF
"Les cheminots,
les mineurs, les FFI doivent obéirent aux ordres, ils travaillerons
en corps militarisés et constitués par compagnies."
(Circulaire du commandant FTP Lazare)
"Les saboteurs
de la production manoeuvrent (les mineurs en grève), surpris
mal informés, les travailleurs, habitués à voir
dans la grève un instrument de la lutte ouvrière, n'ont
pas compris sur le moment qu'il s'agissait d'une grève provoquée
par les saboteurs contre le peuple (le PCF) et la nation. Mais la réaction
des mineurs sera saine et immédiate : ils balayeront les traîtres
et les provocateurs... Ils savent que les soldats montés au bassin
sont leurs vieux camarades de travail et de lutte". Le Travailleur
du Languedoc (PCF - novembre 1944)
" Les
saboteurs de la production :
La guerre n'est pas finie. Il faut ganer la guerre et écraser
le fascisme Hitlérien. Ici, pour nous mineurs, le devoir est
clair. Il faut produire au maximum. Or c'est ce moment que choisissent
une poignée de provocateurs anarchistes pour déclancher
un mouvement falacieux. Ces gens appartiennent à la cinquième
colonne internationale. Ils sabotent l'union des patriotes espagnols
contre Hitler et Franco. Ils sabotent l'action patriotique... Pour la
libération et la renaissance de la France. "
(17 octobre 1944 - PCF Decazeville)
"Une grande
erreur serait de hâter d'instaurer le Communisme, il faut la majorité
du pays. Il ne faut pas que des communistes seuls. Lancer actuellement
le mot d'ordre de communisme, c'est agir en contre-révolutionnaire."
Benoît Frachon (circulaire aux syndicats 1944)
l'Aube
nouvelle
Le 24 juin 1950, sortait dans l'Aube nouvelle (l'hebdomadaire
des cantons de Vanves et Sceaux), dirigé par Léon Salagnac,
élu communiste cet article.
MALAKOFF
Payé par l 'étranger !
Depuis quelques semaines, les murs de Malakoff sont recouverts d'un torchon
qui se nomme Le Libertaire. Quelques jeunes gens et une femme blonde
essaient de vendre, dans nos rues, ce journal qui est grassement payé
par l'argent de TITO, l'homme qui emprisonne les résistants de
son pays afin de pouvoir imposer sa dictature. Tito, l'agent direct des
préparateurs de la guerre se sert de ces agents en France, afin
de diviser la classe ouvrière pour que le fascisme puisse s'instaures
et mieux préparer la guerre.
La
semaine suivante :
Ils continuent.
La semaine dernière, nous avons signalé que le journal Le
Libertaire de la clique de Tito, appuyé par l'étranger,
recouvrait les murs de notre localité.
La population, scandalisée que ce journal policier soit collé
dans Malakoff, a largement lacéré cette semaine ce torchon
provocateur.
Bravo pour cette action contre le journal des pires fascistes.
Cinquante
ans plus tard Tito n'est plus, mais nous si !
Mr Salagnac était un vieux Stalinien mais pas un inculte, et devais
très certainement savoir que notre fédéralisme libertaire
n'a aucun rapport ni De près ni de loin avec cette dictature mise
en place par Tito, l'amalgame était un peu facile et nous traiter
de fascistes et notre journal (a l'époque le libertaire
) de journal policier tiens de la mal honnêteté intellectuelle
. Quant à la division de la classe ouvrière on a vus par
quels renoncements et traîtrise, elle a été dépolitisé
ou conduite dans les bras de l' extrême droite . A l'heure ou le
PC est à l'agonie nous , nous sommes toujours présent et
au vue de la vente de notre journal sur le marché nos idées
font leurs chemins . Nous allons donc vous apporter du grain a moudre
. Sans rancune salutations libertaires .
gropupe "Idées
Noires de Malakoff"
Malakoff, Vanves sous la butte de Staline ???
Autres
articles :
André
Arru résistant libertaire à propos de l'évasion de
la prison de Chave et du rôle exécrable des communistes.
1944
: les dossiers noirs d'une certaine résistance ; 1947,
la grève de Renault contre la CGT ;
Congrès
de la Fédération Anarchiste d'octobre 1945 : déclarations
et orientations.
Surréalisme
et Anarchisme (articles et textes) ;
Articles
de Georges Brassens dans le Libertaire ; Libérez
les objecteurs ! Discours d'André Breton 1949 ;
Albert Camus et la pensée libertaire ; La
Fédération Anarchiste et les guerres coloniales ;
1956,
appel des conseils ouvriers de Budapest ;
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