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Un site consacré aux réfractaires à la Guerre d'Algérie.
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La voici revenue avec son
haleine de bête puante, reniflant de son mufle de monstre stupide, tout
ce qui peut se détruire, la voici revenue si odieuse qu'elle n'ose pas
se nommer de son nom. La voici revenue : c'est la guerre !
Ca commence par le rappel de plusieurs classes, par la mobilisation larvée
et l'envoi de toute une jeunesse dans un moisson de pacification qui trouve
son expression dans des nettoyages de bleds et des ratissages de villages.
Ah ! l'on peut s'indigner sur les atrocités nord-algériennes et pleurer
des larmes de crocodiles sur les victimes, nous les pourvoyeurs d'Oradour
africains. Tout ce qu'on pourrait regretter, c'est d'avoir eu d'aussi
bon élèves rappels des classes", "200 000 hommes mobilisés" qu'est-ce
que cela représente pour vous, politiciens, hommes d'état : des chiffres
?
Pour nous, qui n'avons pas
perdu la notion d'homme, ce sont des voix, des rires, des regards clairs,
qui vont s'éteindre pour toujours se fermer à jamais.
Et pourquoi ?
Pour défendre les intérêts de Bargecul, Blachette et consorts, pour perpétuer
les privilèges locaux de gros colons qui dictent la loi au gouvernement
qui peuvent impunément recevoir un président du conseil sous les huées.
Vous allez mourir, vous qui partez pour permettre à des négriers de payer
leurs ouvriers 20 000 f (=200F.) par ans, vous allez mourir sous l'égide
de la très démocratique république, quatrième du nom, pour conserver aux
nouveaux seigneurs leur insatiable appétit et leur arrogance, pour assurer
la survie d'une morale grégaire. Et tout cela au nom de la liberté !
Cependant dans cet horizon fermé, reste un espoir survit. Un réveil de
la conscience populaire.
Une protestation chaque jour grandissante contre ce qui est une honte
pour notre pays.
Non ! On ne règne pas par la force lorsqu'elle se heurte au vouloir de
la paix d'un peuple, on ne bâillonne pas toute la presse, on n'opprime
pas toutes les pensées, on n'achète pas les consciences.
Maurice Laisant
La guerre en Algérie, c'est
le fascisme en France.
Des travailleurs sont matraqués par les bandes fascistes appuyées par
la police.
Des militants sont emprisonnés par le gouvernement du socialiste Guy Mollet.
Des journaux sont saisis. Des hommes politiques inculpés.
La répression s'abat sur tous ceux qui se dressent contre la guerre en
Algérie.
Tous les hommes libres doivent réagir, dans les bureaux, sur les chantiers,
dans les usines, organisez la lutte contre la répression en imposant la
paix en Algérie
le Monde libertaire
Les affiches contre la guerre d'Algérie
Voici une réponse verbale
faite par Albert Camus et rapportée par Le Monde, lors d'un discours dans
une université de Stockholm, suite à l'interpellation par un jeune algérien
:
"J'ai toujours condamné la
terreur. Je dois condamner aussi un terrorisme qui s'exerce aveuglément
dans les rues d'Alger, et qui, un jour, peut frapper ma mère ou ma famille.
Je crois à la justice mais je défendrai ma mère avant la justice."
Pour plus de précisions voir Essais, textes réunis par Roger Quilliot,
Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, page 1882.
Autres
articles :
La
Fédération Anarchiste et les guerres coloniales ; 1954
- 1962, pas un Homme pour la guerre d'Algérie ;
De Tunis à Casablanca, où mûrissent les fruits de
la Colère (1954) ;
Appel pour les syndicalistes
Algériens (A. Camus) ;
Mohamed
Sail : la kabylie libertaire ?
La restructuration
de la Fédération Anarchiste ; Louis
Lecoin ;
A
lire :
Albert
Camus et la pensée libertaire (Volontée
Anarchiste)
; Sous les plis du drapeaux noir (Maurice
joyeux - Editions du Monde Libertaire)
; Lecoin le cours d'une vie ;
L'âge
des casernes, histoire et mythes du service militaire (Michel
Auvray)
Les égorgeurs (Editions
du Monde Libertaire)
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