|

Milices ouvrières
|
Des multiples défauts
dont souffraient les milices, défauts que les victoires du général
Franco mirent en évidence dès le début de guerre,
aucun ne souleva de plus violentes polémiques, aucun n'exigea d'être
corrigé avec plus d'urgence que le manque de discipline. Bien que
ce problème ait été commun à toutes les milices
quelle que soit leur idéologie, les unités formées
par le mouvement libertaire furent les seules où l'on se heurta
pour le résoudre à un obstacle de nature philosophique.
En effet, la liberté de l'individu est l'essence même de
l'anarchie et rien n'est si oppose à cette doctrine que l'obéissance
à des chefs.
"La discipline, c'est la soumission à une autorité;
l'anarchie c'est le refus de toute autorité", pouvait-on lire
dans un article publié avant la guerre civile par un important
journal anarchiste, La Revista Blanca.
Les milices de la CNT et de
la FAI appliquaient les idéaux anarchistes, à savoir l'égalité,
la liberté individuelle et l'absence de toute discipline imposée.
Elles n'avaient ni hiérarchie militaire ni règlement et
ne pratiquaient pas le salut. "Un membre de la CNT ne sera jamais
un milicien discipliné qui, revêtu d'un bel uniforme orné
de galons, marque martialement le pas dans les rues de Madrid, remuant
bras et jambes en cadence", déclarait un article de CNT (2).
Voici un extrait d'une résolution approuvée à un
congrès régional de la CNT de Valence :
Lorsqu'un camarade entre dans une caserne de la CNT, il doit bien comprendre
que le mot caserne ne signifie pas soumission à d'odieux règlements
militaires exigeant des saluts, des défilés et d'autres
inepties du même genre qui ne sont pas autre chose que du théâtre
contraire à tout esprit révolutionnaire (3).
S'il n'y avait aucune discipline
au sein des milices de la CNT et de la FAI tout au début de la
guerre civile, il n'y avait pas non plus de grades, de décorations,
ni aucune différence en ce qui concernait la nourriture, les vêtements
et le logement, et les quelques militaires de carrière dont elles
acceptaient la collaboration n'agissaient qu'en qualité de conseillers
(4). L'unité de base était le groupe, généralement
composé de dix hommes (5) ; chaque groupe élisait un délégué
qui avait à peu de chose près les mêmes fonctions
qu'un sous-officier du grade le plus bas, sans en avoir l'autorité.
Dix groupes formaient une centurie qui élisait également
son propre délégué et n'importe quel nombre de centuries
pouvait former une colonne (6) à la tête de laquelle se trouvait
un comité de guerre (7). Ce comité était également
élu, il était divisé en un nombre de sections variant
selon les besoins de la colonne (8). L'existence de délégués
de groupe et de centurie et celle d'un comité de guerre, ne signifiaient
pas qu'il y ait eu un état-major permanent jouissant de privilèges
spéciaux, puisque tous les délégués pouvaient
être destitués dès qu'ils se montraient incapables
de se faire les interprètes des désirs de ceux qui les avaient
élus (9).
"Ce qui frappe le plus au premier abord, pouvait-on lire dans un
rapport de la CNT-FAI, c'est l'absence totale de hiérarchie...
personne ne donne d'ordre en se prévalant d'une quelconque autorité
(10)".
Toutefois, il n'en demeurait pas moins nécessaire de répartir
les tâches et il fallait le faire de façon assez adroite
pour prévenir les frictions.
Dans la "Colonne de fer", par exemple, selon un article paru
dans un périodique libertaire, pour répartir les tours de
garde, les miliciens " découpent des morceaux de papier et
y inscrivent des numéros pour éviter les querelles. C'est
ainsi le sort qui décide. Tous veulent les premières ou
les dernières heures (11)".
Cependant, les inconvénients
de ce système antiautoritaire étaient si graves, en particulier
sur les champs de bataille, qu'il s'avéra très vite nécessaire
de faire un vaste appel à la discipline : Nous avons dit en maintes
occasions que nous n'étions pas partisans d'une discipline de couvent
ou de caserne, déclarait Solidaridad Obrera, l'organe de la CNT,
mais que pour un certain type d'action dans laquelle un très grand
nombre de citoyens interviennent, il s'avère indispensable de coordonner
parfaitement nos efforts et de faire coïncider exactement nos résolutions.
" Nous avons assisté
ces jours derniers à certains événements qui nous
ont déchiré le cur et qui nous ont rendu quelque peu
pessimistes. Nos camarades agissent individuellement et bien souvent ne
tiennent pas compte des consignes des comités [de la CNT.]. La
révolution nous échappera des mains ou bien nous serons
massacrés par manque de coordination si nous ne nous décidons
pas à donner au mot discipline son vrai sens ! Accepter une discipline,
cela signifie ne pas faire obstacle au nom de la liberté qui bien
souvent dégénère en licence, aux décisions
que prennent les camarades délégués à une
fonction de nature administrative ou militaire (12). "

En rejoignant
la Colonne Iberia,
vous renforcez la lutte contre le fascisme.
Bureau d'enrolement à Valence
Le célèbre écrivain
anarchiste Gaston Leval soutenait qu'il était absurde d'essayer
de faire la guerre en s'appuyant sur les idées anarchistes, puisque
: La guerre et l'anarchie sont deux états de l'humanité
qui se rejettent l'un l'autre ; car l'un est synonyme de destruction et
d'extermination, tandis que l'autre signifie création et harmonie;
le premier implique le triomphe de la violence, le second, celui de l'amour.
Il y eut à l'arrière, disait-il, un grand nombre de camarades
qui commencèrent par rejeter la discipline en bloc, puis finirent
pas accepter l'autodiscipline, mais, si l'autodiscipline a pour résultat
une discipline collective efficace dans une colonne particulière,
cela ne permet pas de faire de dangereuses généralisations,
car la majorité des forces miliciennes ne se trouvent pas dans
ce cas, et si l'on veut éviter des désastres, il est nécessaire
de se soumettre à une discipline extérieure (13).
Cependant, faire accepter
des idées si opposées à la doctrine anarchiste, n'était
pas une tâche facile, et il fallait parfois pour cela, beaucoup
d'ingéniosité. Dans un article publié par l'organe
du Comité péninsulaire de la FAI, un anarchiste influent
déclarait : Si la guerre se prolonge autant, cela est dû
non seulement à l'aide matérielle que les rebelles reçoivent
des pays fascistes, mais également au manque de cohésion,
de discipline et d'obéissance aux directives de nos milices. Certains
camarades objecteront : Nous, les anarchistes, nous ne pouvons accepter
d'être commandés par qui que ce soit". Nous pouvons
leur répondre que les anarchistes ne peuvent pas non plus accepter
une déclaration de guerre. Pourtant nous avons tous accepté
la déclaration de guerre contre le fascisme, car il s'agissait
pour nous d'une question de vie ou de mort, et parce que cela devait entraîner
le triomphe de la révolution prolétarienne. Si nous acceptons
la guerre, nous devons aussi accepter la discipline et l'obéissance,
parce que sans discipline et sans obéissance il est impossible
de gagner une guerre.
Puis, critiquant un délégué
qui avait déclaré à un récent congrès
de la FAI, que les anarchistes avaient toujours été hostiles
à la discipline et qu'ils devaient continuer à l'être,
il ajoute : Le délégué de Tarragone appuie son
affirmation sur une erreur de raisonnement. Les anarchistes ont prôné
l'indiscipline à l'égard des institutions et des autorités
bourgeoises, mais pas à l'égard du mouvement, ni à
celui de la cause. Faire preuve d'indiscipline là où l'intérêt
général de notre mouvement antifasciste est en cause, c'est
se condamner volontairement à l'échec et à la défaite
(14).
Tandis que sur les fronts
stables, l'idée de la nécessité de se soumettre à
une discipline faisait peu à peu son chemin au sein des milices
de la CNT-FAI, sur le front central mobile où les troupes franquistes
démontraient de façon dramatique la supériorité
de leur organisation, la remise en question des principes anarchistes
traditionnels était allée si loin qu'au début du
mois d'octobre, le comité de défense de Madrid cénétiste
dont dépendaient les milices madrilènes CNT-FAI, put faire
entrer en vigueur un règlement dont voici quelques articles :
Tout milicien se trouve dans l'obligation de se conformer aux directives
des comités de bataillon, des délégués de
centurie ou de groupe. Il ne pourra agir de son propre chef en ce qui
concerne la guerre et devra accepter sans discussion son affectation que
ce soit au front ou à l'arrière. Tout milicien qui désobéit
aux instructions du comité de bataillon, des délégués
de centurie ou de groupe, sera sanctionné par son groupe, si la
faute commise est légère et par le comité de bataillon
si elle est grave... Tout milicien doit comprendre que bien qu'il soit
volontairement entré dans les milices, il est désormais
un soldat de la révolution et son devoir est d'accepter les consignes
et de les exécuter (15).
Bien que de nombreux libertaires
se soient résignés à admettre la soumission à
nue discipline comme "l'un des grands sacrifices nécessaires
à la victoire des idéaux rédempteurs" (16),
certains voyaient dans l'acceptation du concept d'autorité par
le mouvement libertaire une atteinte si grave aux principes anarchistes,
une menace si réelle pour le déroulement futur de la révolution,
qu'ils ne pouvaient dissimuler leur anxiété : Nous ne
doutons pas, déclarait un comité de propagande des Jeunesses
libertaires, que les circonstances actuelles nous ont contraints, nous,
les anarchistes, à oublier, momentanément, certains de nos
principes les plus chers et que cela est nécessaire si nous voulons
triompher dans cette guerre cruelle qui ensanglante la terre espagnole;
mais n'oublions pas que le principe de base de l'anarchie est l'antiautoritarisme,
et que si nous continuons à suivre la voie de l'autoritarisme sur
laquelle se sont engagés certains de nos cama. rades, il ne restera
plus rien des idées anarchistes. Souvenons-nous que d'autres révolutions
ont cessé de progresser lorsque le virus de l'autoritarisme -que
porte en soi toute révolution- les a détournées de
leur voie... Non, camarades, pour la sauvegarde des idéaux qui
nous animent tous, pour la sauvegarde de la Révolution, ne suivez
pas cette voie; la jeunesse anarchiste vous en conjure. Dans nos rangs,
le ferment de l'autorité ferait naître la haine et n'oublions
pas que la haine entre nous est le pire ennemi de la révolution
(17).
/
réglement
des milices confédérales de la région Centre
Prises de positions diverses
à propos du manque d'armes des milices anarchistes et de la militarisation
:
- On peut citer le cas d'une colonne CNT à Alcoy avec plus d'un
millier de miliciens que le gouvernement refusait d'armer parce qu'elle
n'avait pas d'officier, tandis que les socialistes -moins nombreux- ont
obtenu l'arment nécessaire.
- Des anarcho-syndicalistes décidèrent que leurs unités
feindraient d'adopter la militarisation pour avoir des armes (18) en prenant
un nom militaire. Pour Castilla Libre : tout continuait comme
avant , seul le nom avait changé. Autre exemple la colonne
Durruti fut rebaptisée : 26è division, mais ne changea ni
sa structure, les délégués refusaient de porter les
insignes d'officiers.
- Les responsable décidaient d'une offensive, mais les miliciens
devaient en discuter pendant, deux, six, huit heures. Ce temps était
souvent mis à profit par les ennemis pour atteindre leurs objectifs.
Lorsque notre opération était approuvée, les ennemis
avait atteint leur objectifs. Cela prête à en rire ou à
en pleurer. Frederica Montseny
- Ce fut après la perte de Pozuelo (autours de Madrid) que mes
idées sur la discipline et la militarisation s'effondrèrent.
Le sang de mes frères versés dans la lutte me fit changer
d'opinion. Je compris que si nous ne voulions pas être vaincu, nous
devions construire notre propre armée. Une armée efficace
et organisée pour défendre les travailleurs. Cipriano
Mera
- Ce qui révolta le plus les miliciens s'est d'avoir à saluer
des officiers qui jusqu'à présent étaient leur camarade.
Interview
de Mariano Vasquez (secrétaire
national de la CNT)
à Nosotros organe de la FAI sur Valence.
Nosotros : Nos colonnes vont-elles disparaître ?
M. Vàzquez : Oui, elles vont disparaître. C'est une
nécessité. Quand nous sommes arrivés au Comité
national, il était déjà en train de décider
que nos colonnes, comme toutes les autres, seraient transformées
en brigades... Cependant cette transformation n'implique pas, tout bien
pesé, de changement fondamental, car ceux qui commandaient les
colonnes commanderont main. tenant les brigades Cela veut dire que les
camarades qui se sont attachés aux hommes sur qui repos, la responsabilité
des opérations, peuvent être sûrs qu'on ne les obligera
pas à accepter, par le fait de nominations fortuites, des chefs
dont ils n'approuveraient pas l'idéologie, et avec lesquels, par
conséquent, ils auraient de mauvais rapports personnels. De plus,
les commissaires politiques, qui sont les véritables chefs - n'ayons
pas peur du mot des brigades, seront nommés par l'organisation
confédérale, devant laquelle ils seront responsables à
tout montent...
Nosotros : J'ai entendu
dire et c'est un des problèmes qui préoccupent le plus nos
combattants, que ces brigades seront mixtes, c'est-à-dire formées
ci, bataillons réguliers, de bataillons marxistes et de bataillons
confédéral. Est-ce exact ?
M. Vazquez : Il y a du vrai dans cela; c'est, en effet, une des
propositions concernant la formation des brigades; mais nous aussi, nous
avons la nôtre : les futures brigades que, logiquement nous devons
former devront être composées de camarades de la CNT et de
la FAI et contrôlées par nos deux organisations, tout en
obéissant aux ordres -un autre mot du vocabulaire militaire qui
sonne mal à nos oreilles- émanant du commandant unique que
toutes les forces acceptent volontairement .
Nos côtes seront bien gardées, défendues par nos braves
marins
Garcia
Pradas directeur du Journal CNT (Madrid)
:
Au moment de la militarisation officielle des milices, les nôtres,
sur le front central, l'acceptèrent à la seule condition
de pouvoir conserver, une certaine indépendance, condition qui
incluait le maintien an place de leurs propres chefs. Le gouvernement
-celui de Largo Caballero et ceux qui lui succédèrent aussi
bien que la Junta de défensa de Madrid- n'était pas disposé
à y consentir, mais il se vit obliger d'avaler la pilule, car nous
aurions préféré nous rebeller plutôt que de
nous soumettre. A mesure que le temps passait, nous avons dû admettre
dans nos unités des recrues de tous bords, que nous n'avons jamais
obligées à s'inscrire à la CNT. Cependant, nous avons
toujours refusé au gouvernement de nommer lui-même nos chefs.
En général, les choses se passaient ainsi : le Comité
de défense proposait au ministère de la Guerre des nominations
qu'il jugeait utiles et fournissait les informations nécessaires
; le ministère d'après ces renseignements, acceptait alors
les propositions et officialisait les nominations. Il était Préférable
que nous agissions ainsi pour différentes raisons dont l'une était
d'obtenir la solde élevée allouée officiellement
aux commandants. Les nôtres, sur le front central, après
l'avoir touchée, en remettaient la plus grande partie au Comité
de défense qui, par conséquent, disposait de millions de
pesetas pour aider les collectivités agricoles. Le gouvernement
essaya parfois de nous imposer certains commandants avec le consentement
de notre Comité national de Valence ou de Barcelone, mais ni Eduardo
Val, ni Manuel Salgado, ni moi-même qui avons longtemps assumé
la responsabilité du Comité de défense au Centre,
n'avons accepté une telle chose. C'est grâce à cette
attitude que nous pûmes conserver jusqu'au bout les forces qui nous
permirent d'écraser le Parti Communiste en Mars 1939 (à
Madrid)
Burnett Bolloten
extrait du livre : La révolution Espagnole (Ruedo
Iberico)
Ambitions,
Militarisme, Guerre, ... C'est le fascisme !
Détruis-le en unissant ton effort à celui des autres.
Notes
:
1. 22 juin 1934. 2. 22 août 1936. 3. Fragua Social, 18 novembre
1936.
4. Pour de plus amples renseignements consulter le journal anarchiste
Nosotros, 16 février, 12, 13 et 15-17 mars 1937, les journaux de
la CNT, Fragua Social, 8 septembre, 14 et 18 novembre 1936 et Solidaridad
Obrera, 24 septembre 1936, ainsi que Lazarillo de Tormes (Benigno Bejarano),
Espania, tumba del fascisme, p. 82.
5. Sur le front madrilène, les groupes étaient composés
de vingt hommes. Guzmàn. p. 78.
6. Sur le front madrilène, il y avait également des bataillons
composés d'un certain nombre de centuries. Ibid.
7. Consulter, à titre d'exemple, la résolution approuvée
au Congrès régional de la CNT de Valence, établissant
une structure uniforme aux colonnes de la CNT-FAI, formées dans
cette région, dans Fragua Social, 18 novembre 1936.
8. Ibid.
9. Ibid. Voir également l'article de Buenaventura Durruti dans
CNT, 6 octobre 1936.
10. Article paru dans Boletin de Informacion, CNT-FAI et reproduit dans
Spanish Révolution, 8 janvier 1936.
11. Fragua Social, 8 septembre 1936.
12. 7 août 1936.
13. Fragua social, 21 novembre 1936. On trouvera d'autres appels à
la discipline dans : ibid., 17 novembre 1936 (discours de Juan Peiro),
et 24 novembre 1936 (article de Claro J. Sendon) ; Solidaridad Obrera,
1 octobre 1936 (article de Jaime Ballus), 3 octobre 1936 (éditorial),
27 octobre 1936 (article de Luka-Zaga), et 5 décembre 1936 (discours
de Garcia Oliver) ; CNT, 3 octobre 1936 (éditorial), 5 octobre
1936 (rapport de la CNT de la région du Centre) et 8 octobre 1936
(discours de Federica Montseny). L'anecdote suivante particulièrement
révélatrice met en scène le plus révéré
des leaders anarchistes pendant la guerre civile, Buenaventura Durruti
qui était considéré comme un puriste en matière
de doctrine. Elle fut racontée dans un article publié par
un périodique des réfugiés anarcho-syndicalistes
: Pris de panique, un groupe de jeunes miliciens appartenant à
la colonne qu'il commandait, avaient quitte le front dans l'intention
de retourner à Barcelone. Averti de leur projet, Durruti partit
les rattraper en toute hâte. Il bondit hors de la voiture, brandit
son pistolet pour les intimider et les fit mettre face au mur. Un milicien
de la localité arriva alors et lui demanda une paire de chaussures.
Durruti lui répondit énergiquement : "Regarde celles
que portent ces types, si elles sont bonnes, dans un moment tu pourras
prendre celles que tu veux. Il n'est pas nécessaire que la terre
putréfie les chaussures". Durruti était loin d'avoir
l'intention de fusiller ces jeunes, car il avait l'habitude de dire: "Ici,
on ne force personne ; celui qui a peur de rester au front, petit s'en
retourner à l'arrière". Mais ses paroles furent si
convaincantes que tous demandèrent à retourner au front
où ils luttèrent avec un héroïsme exemplaire.
Espana Libre (Toulouse), 11 septembre 1949.
14 Tierra y Libertad 12 décembre 1936
15 CNT 3 octobre 1936
16. Frente Libertario, 20 octobre 1936.
17. Ruta, 28 novembre 1936,

les
milices doivent se fondre dans l'armée populaire.
Affiche
du PCE.
A lire :
Espagne 36. Les affiches des combattant-e-s de la Liberté ! (co-édition Libertaires et Monde Libertaire)
Autres
articles : 1936,
à la veille de la révolution ;
l'autogestion et l'oeuvre constructive
des anarchistes :
La
CNT et l'éducation ; Amposta
village collectivisé (Catalogne)
Les collectivisations
en Espagne (A. Souchy) ; Calenda
: le communisme libertaire en Aragon ;
les coopératives
dans les collectivités libertaires en Aragon 1936 1939 ;
Gaston Leval et l'Espagne libertaire ; Principes
et enseignements des collectivisations (G. Leval)
Les industies
collectivisées (Vernon Richard) ;
Pourquoi les taxis
de Barcelonne sont-ils rouges & noirs ? ;
Mujeres
libres ; Portraits
de femmes anarchistes ; Femmes
dans la guerre et dans la révolution ;
Les FIJL (Fédération
ibérique des jeunesses libertaires) ; Buenaventura
Durruti ;
Cinéaste
militant sur le front d'Aragon interview d'Adrien Porchet ;
l'industrie du
spectacle socialisée à Barcelone (témoignage
de L. Mercier Véga) ;
1936-1939,
cinéma guerre et révolution en Espagne : Ni Hollywood !
Ni Moscou !
le Syndicat des dessinateurs profesionnels de Barcelone (SDP UGT) ;
Guerre ou Révolution
en Espagne 1936 - 1939
?
18
et 19 juillet 1936, riposte ouvrière face au coup d'Etat fasciste
à Barcelone (racontée par Abel Paz) ;
Le 19 juillet
1936 dans les Asturies ; La
défense de Madrid (vue par Cipriano Méra) ;
Mai 37 : la contre révolution
stalinienne ; la
Tchéka en Espagne ; les
fossoyeurs de la révolution ? ;
la Colonne Durruti
; Ortiz un général
sans Dieu, sans Maître ;
Structure et organisation
de la Colonne de Fer (Columna de hierro) ;
Le Plénum
des colonnes confédérales et anarchistes Février
1937 ;
A propos du film de
Ken Loach "Land et Freedom" ; 1937,
les crimes staliniens en Aragon (Gaston Leval) ;
Lettre ouverte
à la Camarade Frederica Montseny (C. Berneri) ; Miliciens OUI ! Soldats jamais !
|