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La révolution espagnole d'abord !
le Libertaire 1936

 

 


affiches éditées
par SIA

 

 

 

 

 

 

Les événements se précipitent.
Chaque jour nous voyons avec anxiété le fascisme et la guerre s'avancer à grands pas.
Le grand combat que nos camarades mènent en Espagne de vient l'axe de tous ces problèmes. Depuis le début de la lutte nous n'avons cessé de répéter que la victoire du fascisme de l'autre coté des Pyrénées déterminerait la victoire en France. Danger plus grave, les impérialistes tentent de profiter de la lutte des travailleurs espagnols pour provoquer la guerre.
La guerre est avant tout la défaite du prolétariat. Dans les circonstances présentes elle sera d'abord l'écrasement de la révolution espagnole.
Nous ne devons pas permettre cela. Il faut que nos frères ibériques triomphent, avant que les impérialismes aient réussi à établir leurs jeux. C'est de leur succès que dépend l'avenir. Nos camarades ne triompheront qu'à la condition qu'ils reçoivent les armes dont ils ont besoins.
Nous pouvions espérer, dès le début de la lutte, que la non intervention du gouvernement Blum, que les beaux discours à Genève, n'empêcheraient pas le socialiste Blum d'accomplir son devoir vis-à-vis des travailleurs d'Espagne. Malheureusement il n'en fur rien, suivant la politique des sociaux démocrates de tous les pays, il veut gouverner dans l'ordre et la tranquillité. Chaque jour davantage il cède au chantage de nos chiens fascistes, il capitule devant les exigences des radicaux qui en bons bourgeois, craignent davantage la révolution que le fascisme. Sa prétendue politique de paix est simplement la politique de l'impérialisme français, qui ne veut pas s'engager dans la guerre avec le seul appui de la Russie.

Le resserrement des Etats démocratiques France, Angleterre, Etats-Unis poursuivi par lui est aussi dangereux pour la paix que la politique des dictateurs Mussolini, Hitler et Staline.
Seul le triomphe de la révolution espagnole empêchera la guerre. Et puisque le gouvernement Blum ne comprend pas son devoir, c'est au prolétariat français de lui imposer.

Ne crions pas : "Blum à l'action" mais "prolétaires à l'action". Nous ne demandons pas au gouvernement de reconsidérer le problème de la Non intervention. Ceci nous importe peu ; ce que nous demandons c'est que officiellement ou officieusement, les révolutionnaires espagnols puissent acheter librement des armes en France.

La guerre et la révolution poursuivent une lutte de vitesse, de la victoire de l'une dépend la défaite de l'autre. La victoire d'une révolution en Espagne aura des répercussions considérables en France et aussi en Allemagne et en Italie. Le vieux monde capitaliste ne résistera pas à ces secousses, et même si elles ne déterminent pas sa perte totale, il n'osera pas s'engager dans la guerre avec son sein un tel foyer révolutionnaire.
Notre action est donc nettement tracée : assurer d'abord la victoire du prolétariat espagnol car d'elle dépend le maintien de la paix et notre libération totale.

Le Libertaire 11 décembre 1936.


Au siège du Libertaire, nous distinguons des affiches de la CNT FAI.

Centre de ravitaillement :
"Une permanence est créée pour les arrondissements suivants : 9è, 10è, 17è, 18è, au 18 rue Gabrielle -Paris 18.
Il n'y a plus un instant à perdre pour sauver nos frères d'Espagne de la situation tragique où les abandonne, devant les violations répétées des fascismes hitlérien et mussolinien, la politique de stricte observance de la neutralité. Cette criminelle attitude dicte leur conduite à tous les antifascistes sincères. Qu'ils agissent pendant qu'il est encore temps.
Ce ravitaillement direct aux colonnes, il s'accomplit actuellement par notre intermédiaire par des camions qui font incessamment la navette de notre siège aux fronts antifascistes."
Centre de ravitaillement des milices antifascistes
203 rue d'Alésia Paris 14.

le Libertaire décembre 1936.

"Pendant qu'Hitler et Mussolini envoyaient des chars et des armes à Franco, Blum et les socialistes nous envoyaient des ambulances et des pansements"
J. Rosell (CNT FAI)

Affiche en français pour le soutien aux camarades espagnols.
Les photos des volontaires étrangers en Espagne.


Autres articles :
Le 9 juillet 1936, le Front populaire choisit les Jeux Olympiques d'Hitler plutôt que les Olympiades populaires de Barcelone ;

Blum à l'action contre l'Espagne ouvrière ; Témoignage sur les grèves de 1936 ;
1936 : l'heure du syndicalisme révolutionnaire est arrivée (témoignages des usines occupées);

du contrat collectif au contrôle ouvrier ; la fin misérable de l'expérience Blum (1937) ;
L'échec de la troisième CGT à Limoges (CGT-SR) 1924-1939 ; Daniel Guerin ;
Les collectivisations en Espagne (A. Souchy) ; Calenda : le communisme libertaire en Aragon ;
les coopératives dans les collectivités libertaires en Aragon 1936 1939 ;

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;

A lire :
l'Espagne Libertaire de Gaston Leval (Editions du Monde Libertaire) ; L'Espagne libertaire (Revue La Rue N° 37) ;
le Front Populaire à travers le Libertaire
(Editions du Vent du ch'min) ;
Front populaire, révolution manquée (Daniel Guérin)
; Dans la mêlée sociale (Nicolas Faucier) ;
Espagne 36. Les affiches des combattant-e-s de la Liberté ! (co-édition Libertaires et Monde Libertaire)

 

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