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Les événements
se précipitent.
Chaque jour nous voyons avec anxiété le fascisme et la guerre
s'avancer à grands pas.
Le grand combat que nos camarades mènent en Espagne de vient l'axe
de tous ces problèmes. Depuis le début de la lutte nous
n'avons cessé de répéter que la victoire du fascisme
de l'autre coté des Pyrénées déterminerait
la victoire en France. Danger plus grave, les impérialistes tentent
de profiter de la lutte des travailleurs espagnols pour provoquer la guerre.
La guerre est avant tout la défaite du prolétariat. Dans
les circonstances présentes elle sera d'abord l'écrasement
de la révolution espagnole.
Nous ne devons pas permettre cela. Il faut que nos frères ibériques
triomphent, avant que les impérialismes aient réussi à
établir leurs jeux. C'est de leur succès que dépend
l'avenir. Nos camarades ne triompheront qu'à la condition qu'ils
reçoivent les armes dont ils ont besoins.
Nous pouvions espérer, dès le début de la lutte,
que la non intervention du gouvernement Blum, que les beaux discours à
Genève, n'empêcheraient pas le socialiste Blum d'accomplir
son devoir vis-à-vis des travailleurs d'Espagne. Malheureusement
il n'en fur rien, suivant la politique des sociaux démocrates de
tous les pays, il veut gouverner dans l'ordre et la tranquillité.
Chaque jour davantage il cède au chantage de nos chiens fascistes,
il capitule devant les exigences des radicaux qui en bons bourgeois, craignent
davantage la révolution que le fascisme. Sa prétendue politique
de paix est simplement la politique de l'impérialisme français,
qui ne veut pas s'engager dans la guerre avec le seul appui de la Russie.
Le resserrement des Etats
démocratiques France, Angleterre, Etats-Unis poursuivi par lui
est aussi dangereux pour la paix que la politique des dictateurs Mussolini,
Hitler et Staline.
Seul le triomphe de la révolution espagnole empêchera la
guerre. Et puisque le gouvernement Blum ne comprend pas son devoir, c'est
au prolétariat français de lui imposer.
Ne crions pas : "Blum
à l'action" mais "prolétaires à l'action".
Nous ne demandons pas au gouvernement de reconsidérer le problème
de la Non intervention. Ceci nous importe peu ; ce que nous demandons
c'est que officiellement ou officieusement, les révolutionnaires
espagnols puissent acheter librement des armes en France.
La guerre et la révolution
poursuivent une lutte de vitesse, de la victoire de l'une dépend
la défaite de l'autre. La victoire d'une révolution en Espagne
aura des répercussions considérables en France et aussi
en Allemagne et en Italie. Le vieux monde capitaliste ne résistera
pas à ces secousses, et même si elles ne déterminent
pas sa perte totale, il n'osera pas s'engager dans la guerre avec son
sein un tel foyer révolutionnaire.
Notre action est donc nettement tracée : assurer d'abord la victoire
du prolétariat espagnol car d'elle dépend le maintien de
la paix et notre libération totale.
Le Libertaire 11 décembre
1936.
Au siège du Libertaire, nous distinguons des affiches de la CNT
FAI.
Centre de ravitaillement
:
"Une permanence est créée pour les arrondissements
suivants : 9è, 10è, 17è, 18è, au 18 rue Gabrielle
-Paris 18.
Il n'y a plus un instant à perdre pour sauver nos frères
d'Espagne de la situation tragique où les abandonne, devant les
violations répétées des fascismes hitlérien
et mussolinien, la politique de stricte observance de la neutralité.
Cette criminelle attitude dicte leur conduite à tous les antifascistes
sincères. Qu'ils agissent pendant qu'il est encore temps.
Ce ravitaillement direct aux colonnes, il s'accomplit actuellement par
notre intermédiaire par des camions qui font incessamment la navette
de notre siège aux fronts antifascistes."
Centre
de ravitaillement des milices antifascistes
203 rue d'Alésia Paris 14.
le Libertaire
décembre 1936.
"Pendant
qu'Hitler et Mussolini envoyaient des chars et des armes à Franco,
Blum et les socialistes nous envoyaient des ambulances et des pansements"
J. Rosell (CNT FAI)
Affiche en français
pour le soutien aux camarades espagnols.
Les photos des volontaires étrangers en Espagne.
Autres
articles :
Le 9 juillet 1936, le Front populaire choisit les Jeux Olympiques d'Hitler plutôt que les Olympiades populaires de Barcelone ;
Blum
à l'action contre l'Espagne ouvrière ; Témoignage
sur les grèves de 1936 ;
1936 : l'heure du syndicalisme révolutionnaire est arrivée (témoignages
des usines occupées);
du
contrat collectif au contrôle ouvrier ;
la fin misérable
de l'expérience Blum (1937) ;
L'échec
de la troisième CGT à Limoges (CGT-SR) 1924-1939 ; Daniel
Guerin ;
Les
collectivisations en Espagne (A. Souchy) ; Calenda
: le communisme libertaire en Aragon ;
les coopératives
dans les collectivités libertaires en Aragon 1936 1939 ;
Le
19 juillet 1936 dans les Asturies ; La
défense de Madrid (vue par Cipriano Méra) ;
Mai 37 : la contre révolution
stalinienne ; la
Tchéka en Espagne ; les
fossoyeurs de la révolution ? ;
Cinéaste
militant sur le front d'Aragon interview d'Adrien Porchet ;
Les anarchistes
français et l'Espagne libertaire : interview de Nicolas Faucier
et Paul Lapeyre ;
SOS pour l'Espagne. Editorial de Terre Libre 17 décembre 1936 ;
1937-1939, l'accueil des réfugiés espagnols en Bretagne (Interview de Pierre Petit, militant de la CGT) ;
A
lire :
l'Espagne
Libertaire de Gaston Leval
(Editions du Monde Libertaire)
; L'Espagne libertaire (Revue
La Rue N° 37) ;
le Front Populaire à travers le Libertaire (Editions
du Vent du ch'min) ;
Front
populaire, révolution manquée (Daniel Guérin)
; Dans
la mêlée sociale (Nicolas Faucier) ;
Espagne 36. Les affiches des combattant-e-s de la Liberté ! (co-édition Libertaires et Monde Libertaire)
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