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La photographie comme enjeux de propagande : l'exemple de la Commune de Paris

Ernest Eugène Appert, Crimes de la Commune : le Massacre des dominicains d'Arcueil, le 25mai 1871. Photomontage destiné à la propagande versaillaise :
- multiplication des acteurs pour dramatiser la scène,
- "ottages" aux figures de martyr.
La position des acteurs est invraisemblable : les tirs des communards ne peuvent toucher les dominicains ! Enfin, la technique photographique de l'époque ne permet pas de prendre des personnages en mouvement.

Jules Raudnitz, Les Pétroleuses du Ministère des Finances

Stéréoscopie reconstituant un combat de rue, scène difficile à photographiée. Les figurines modelées sont posées devant un fond peint. Les communard-e-s sont représenté-e-s avec des visages monstrueux, aux traits grotesques et démoniaques.

Jules Raudnitz, Saturnales de la place Vendôme

Stéréoscopie : la destruction de la Colonne Vendôme est l'évènement le plus photographié.
Ici de nouveau un montage versaillais.

Eugène Disdéri, Insurgés tués pendant la semaine sanglante

Photographie qui s'est imposée à l'imaginaire collectif comme emblème de la période.

Insurgé ou Communard, les mots sont différents suivant les sympathies que l'on porte à la Commune.

Portrait d'une communarde inconnue, pris probablement au camps de Satory à l'issue de la semaine sanglante.

Plus de 1200 clichés sur
la Commune de Paris .

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