l'@lbum photo



Pour revenir à l'article : fermer cette fenêtre... pour revenir à l'article : fermer la fenêtre ...

Volontaires "étrangers" dans les milices anarchistes ou dans
les brigades internationales.

Entre 30 000 et 50 000 « étranger-e-s » ont participé à la lutte contre le fascisme entre 1936 et 1939. Contrairement à la légende, tous n’étaient pas incorporés dans les brigades internationales. Qui étaient-ils ?
D’abord, les Olympiades Populaires devaient se dérouler du 22 au 26 juillet à Barcelone, en contrepoint des Jeux Olympiques de Berlin. De nombreux militants et sportifs anti-fascistes qui se trouvaient déjà sur place, ont pris part à la riposte du 19 juillet.
Ensuite, plusieurs milliers de réfugiés anti-fascistes italiens, allemands, autrichiens, polonais,… étaient disponibles -en France- et décidés à se battre « aujourd’hui en Espagne, demain en Italie. » selon la formule du socialiste Rosselli.
En France, malgré la victoire des grévistes, il restait de nombreux chômeurs, eux aussi, prêts à combattre pour la révolution sociale qui prenait forme en Espagne.

C’est ainsi que quelques jours après la riposte ouvrière, des centaines d’italiens, réunis à Barcelone (socialistes, républicains, anarchistes, communistes), demandèrent aux syndicats d’officialiser la création de leur Colonne. L’UGT et la CNT refusèrent, en leur proposant d’intégrer les milices de leurs choix : CNT ; FAI ; PCE ; POUM ; UGT… Les camarades italiens après négociations avec les dirigeants de la CNT, constituèrent une brigade unitaire italienne ET intégrés à la colonne Ascaso.
Pour la CNT, en cet été 1936, le problème n’est pas l’absence de combattants, mais le manque cruel de munitions et d’armes. Moins d’un mois après leurs départs, les milices avaient quasiment épuisé toutes leurs munitions. Rapidement, la CNT conseilla donc, aux français, aux anglais, etc. de rester dans leur pays afin de briser le blocus, d’organiser la solidarité et l’acheminement d’armes.

Rien n’y fit, les volontaires arrivèrent de plus en plus nombreux. Par exemple, le groupe international de la Colonne Durruti, compta plusieurs centaines de combattants : Français (la centurie Sébastien Faure) ; allemands, italiens, bulgares, belges, scandinaves, africains et nord-africains, nord-américains, néo-Zélandais, asiatiques,…
Tous n’étaient pas anarchistes, dans la mesure où Staline ne décida de la fondation des brigades internationales qu’à l’automne 1936. A l’inverse, tous les volontaires étrangers intégrés dans les brigades internationales n’étaient pas communistes.

Une partie de ces volontaires rentraient relativement rapidement chez-eux ou changeaient de colonnes. Camillo Berneri dénonça cette attitude, ce tourisme révolutionnaire.

Si les brigades internationales furent officiellement dissoutes en 1938, certains combattirent jusqu’à la fin et se re-trouvèrent avec leurs compagnons espagnols dans les camps de concentrations français.

On peut dire que ces volontaires de la liberté ont été trahis et assassinés quatre fois :
- une fois par les sociaux démocrates européens (et surtout les socialistes français) ;
- une fois par les fascistes (espagnols, italiens et allemands) ;
- une autre fois par les fascistes de Vichy qui les "donnera" à Berlin -
et une dernière par Staline et ses laquets...
Oubliés, marginalisés, car porteurs d'iédes génantes par tous ces politiciens de l'après guerre.

15è brigade internationale
bataillon Mackenzie-Papineau
formé par des canadiens francophonnes et anglophonnes.
Groupe de
volontaires Bulgares
sur le front d'Aragon
Eroll Flyn en visite sur
le front avec des
compatriotes américains.
De nombreux acteurs et actrices apporteront leur soutien à la lutte
contre le fascisme.
Volontaires étrangers
intégrés aux Colonnes
du POUM.
Goerges Orwell
en faisait partie
Pologne 1936 : réunion de soutien aux brigades internationales et à la lutte anti-fasciste.
Groupe International
de la Colonne Durruti.
Milicien français intégré à la Colonne Durruti.
1937, Indira Gandhi, Neru et une délégation du
Parti du congrès (Inde)
en visite à Barcelone ici sur
le toit de la casa CNT FAI.
Le comité Espagne libre fondé par Louis Lecoin organisa non seulement un soutien matériel, humain et aussi du matériel de guerre aux compagnons espagnols.
Affiche éditée aux Etats-Unis en soutien aux anti-fascistes. Elle réclame la fin de l'embargo des armes pour la République Espagnole :
"L'embargo (et la non-intervention) est un exemple flagrant qui aide les aggresseurs aux dépends des victimes."
Homage Populaire du
peuple asturien à ses
frères du Mexique.
Organisé par les organisations libertaires d'Asturies.

Guerre et travail
Sang et Sueur,
Un peuple de géants t'envoie
Ton frère mexicain
t'offre sa liberté.

Le gouvernement
mexicain est un
des rares à
n'avoir jamais reconu
le régime franquiste.

Dès août 1936, le gouvernement Blum et le gouvernement anglais prônent la NON intervention.

Durant l'hivers 36 37, le Front Populaire fait fermer la frontière franco-espagnole aux armes et aux volontaires.

Momnument
aux volontaires de la Brigade Abraham Lincoln érigé sur le campus
d'une université à Whashington USA

Répartition des volontaires par "nationalités" :

- français : 10 000 dont (3000 furent tués)
- allemands & autrichiens : 5000
- italiens : 3500
- américains du nord (Etats-Unis et Canada) : 3900
- britaniques : 2000
- yougoslaves : 1200
- autres slaves : 1500
- scandinaves : 1000
- etc.

Lire aussi : l'interview de deux militants de la CNT consacrée au film de Ken Loach : Land and Freedom (Tierra y Libertad)

Entre le 21 et le 31 juillet 1936 les premières colonnes révolutionnaires partent de Barcelone en direction de l'Aragon ou de Madrid. Voici leur composition :
- CNT-FAI : 13 000 miliciens ;
- POUM : 3000 ;
- UGT : 2000 ;
- Généralité de Catalogne et gardes d'assaut : 2000.

 

 

 

 

 

 

Lire :
les articles
sur
l'Espagne
révolutionnaire


Haut de page