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l'intégralité
des affiches
éditées par le mouvement anarchiste est consultable
sur le site
du C.D.A.
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Les affiches de l'Espagne antifasciste, ne sont pas l'expression d'artistes esseulés ou d'une génération spontanée. En effet, dès les années 1920, Helios Gomes, Manuel Monléon, les frères Ballaster, Josep Renau (pour les communistes) s'organisent dans leurs syndicats (UGT et CNT), ils créent l'union des écrivains et des artistes prolétariens (Valence) ou le groupe el Nis (Barcelone). Ils théorisent comme Ramon Acin (2), Ils organisent des expositions sur l'art révolutionnaire (Madrid 1933). En 1936, en Espagne, concevoir une affiche est autant un acte militant qu'une approche « artistique ». Le passage de la « commande » se fait généralement directement par un syndicat de base, une corporation, une organisation, un groupe libertaire,…
Plus de soixante artistes identifiés – ayant travaillé pour les libertaires- sont présentés sur Increvables Anarchistes : Arturo et Vicente Ballester ; Manuel Monléon ; Miralles Sanz ; Ricards Obiols ; Eleuterio Bauset ; Jose Iturzaeta ; Badia Vilato ; Sim (Rey Villà) ; Carreno ; Jose-Maria Gallo ; Carles Fontserè ; Rovira ; Allaber, Gumsay ; Castilla ; Helios Gomez ; Jacint Bofarull ; Muro ; Antonio Garcia Lamolla ; Edouardo Vicente ; Gimenez ; Toni Vidal ; Augusto, Camps, etc.
Ils n'ont pas la notoriété de Miro ou Picasso et pourtant certaines de leurs affiches ont fait le tour du monde. Ils sont issus pour la plupart des écoles de beaux-arts de Barcelone, Bilbao, Madrid et Valence. Ils ne sont pas tous anarchistes, mais sont adhérents à un syndicat de Barcelone (SDP-UGT) ; de Madrid (Bellas-Artes -UGT) ; de Valence (UGT ou CNT). Ils ont tous conçu et réalisé des affiches pour les organisations libertaires. Pour certains, nous ne connaissons que leur nom, pour d'autres nous avons la chance de glaner quelques informations. Wally Rosell
Arturo et Vicente Ballester
Arturo naît en 1892. C'est dans l'atelier de son oncle qu'il s'initie aux arts graphiques. Il s'inscrit aux cours du soir des beaux-arts de Valence. Dès 1913, il participe à des concours d'affiches, il est primé plusieurs fois à Valence et Madrid. Il s'empare des techniques de lithographie et s'intéresse à toutes les écoles graphiques et artistiques.
Il participe au syndicat de la CNT de Valence. Il développe un style très reconnaissable issu du dadaïsme et constructiviste. Il produit beaucoup pour le comité national de propagande de la CNT et aussi pour le PSOE.
Après la défaite, Arturo Ballester reprend son activité de graphiste. Il signe deux affiches de cinéma en 1941, puis en 1954. 
Moins connu que son frère, Vicente (1887- 1980) connaît les mêmes initiations au graphisme : l'atelier de leur oncle et les beaux-arts de Valence avec une forte influence arts décos et post-cubiste, ses affiches ont un style plus unifié. Il participe aux concours, aux biennales de Barcelone et Valence (1936). En juillet 1936, devenu dessinateur publicitaire, il adhère au syndicat des professions libérales de la CNT. Il signera toutes ses affiches du « timbre » : Affichiste de la CNT-AIT
Leur soeur, Manuela Ballester est encore moins connue. Elle dirige la revue Passonaria (proche du PCE). Illustratrice, elle collabore à la revue libertaire Estudios. Elle est la femme de Josep Renau affichiste de renom et communiste. |



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Eleuterio Bauset Ribes a étudié à l'Ecole des Beaux-arts de Valence où il rencontre Josep Renau. Dès 1936, il réalise toutes les affiches connues de la Colonne de Fer (originaire de la région) qui a intégré une commission Arts graphiques en son sein.
Il est le seul à dessinateur à utiliser un «drapeau noir» comme élément central.
Traditionnellement le mouvement anarchiste espagnol utilse des drapeaux «Rouge&Noir».
Il signe ses affiches : Bauset -AIDC. Ce sigle désigne : l'Association Intellectuelle pour la Défense de la Culture, une des nombreuses organisations antifascistes créée en janvier 1936 à Barcelone.
En 1939, il est emprisonné (avec M. Monleon ?), puis s'exile en Amérique du Sud avant de revenir en 1973.
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Jacint Bofarull
Catalan, il naît en 1903. Il fait ses études aux beaux-arts, puis entre dans la vie active comme graphiste publicitaire. Il est l'auteur d'une série d'affiches pour les cigarettes Duhnill et des magasins de sports à Barcelone. Proche des communistes, il adhère très rapidement au syndicat des dessinateurs professionnels (SDP-UGT). En février 1939, il fuit le franquisme et passe en France où il travaille pour le quotidien de Perpignan : l'Indépédant jusqu'en 1950. Il part pour le Vénézuela et l'Argentine avant de revenir définitivement en Espagne. |
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Carles Fontseré naît à Barcelone en 1916. Il a vingt ans en juillet 1936 et malgré sa jeunesse, il propose des affiches aux organisations anti-fascistes d'une rare force (CNT ; UGT ; Generalitat de Catalogne).
Son affiche la plus célèbre reste le cri d'un paysan levant sa faucille : Liberté ! Sur un drapeau rouge et noir signé FAI . Il est actif au sein du syndicat des dessinateurs professionnels de Barcelone (SDP-UGT). Il dessine beaucoup d'affiches, mais aussi, propose d'autres animations graphiques : c'est Carles Fontsere qui propose à Ricardo Sanz (de la CNT ) de décorer les trains qui sillonnent les réseau contrôlé par les anti-fascistes. En 1937, il s'engage dans les Brigades internationales sur le front de Madrid. La plupart de ses affiches sont rédigées en catalan.
En 1939, il connaît les camps de concentration du sud de la France. A la fin des années 40, il partira travailler à Mexico, puis à New York. Il rencontre le poète Raphaël Alberti avec lequel il travaille sur Rome. Après la mort de Franco, Carles Fontseré revient à Barcelone, il donne de nombreuses interviews, participe aux expositions d'affiches de la guerre civile et écrit un livre : Mémoires d'un affichiste catalan (voir son texte). A l'occasion d'une exposition sur l'anarchisme catalan et la guerre civile, il réalisera une dernière affiche pour les libertaires en 1986. Mon style a surtout été influencé par Helios Gomez. Etant plus âgé que moi, il a pu voyager, en Allemagne, nous apporter des formes nouvelles comme le cubisme, le réalisme, j'ai essayé de l'imiter.
C. Fontseré.
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José Maria Gallo
Comme beaucoup d'autres, avant le 19juillet, il gagne sa vie en réalisant des enseignes ou des dessins publicitaires et en parallèle, il dessine dans la presse anarchiste ( Mujeres Libres , Tierra y Libertad, CNT ,..). Ces caricatures sont très attendues, elles lui offrent une notoriété importante dans tous les milieux. Il a réalisé des affiches pour La Fragua Social (quotidien de la CNT à Valence), le comité national de propagande et pour la fédération des groupes Mujerès Libres (Femmes Libres). En France, pendant la guerre il participe au réseau d'évasion Ponzan Vidal. A la libération, il collabore comme dessinateur à Paris Presse et Jour de France.
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Helios Gomez, gitan né à Séville en 1905.
Il débute comme décorateur en céramique, ses premiers dessins sont publiées dans le journal anarchiste Páginas Libres ou illustrent des livres andalous. Il fréquente les milieux anarchistes et décide de parler, d'écrire et de peindre en restant cohérent avec son choix politique. A Paris, il expose dans plusieurs galeries et collabore aux revues : Tiempos Nuevos , Rebelión , et Vendredi . Il est arrêté et expulsé pour sa participation aux manifestations contre l'exécution de Sacco et Vanzetti. Il s'installe alors à Bruxelles, puis à Amsterdam, Berlin, Vienne, Leningrad,… En 1930, l 'Association Internationale des Travailleurs (AIT) publie à Berlin son premier album Días de ira . De retour à Barcelone, Hélios Gomez collabore à de nombreux journaux et revues de gauche : L´Opinió, La Rambla , La Batalla , L´Hora , Bolívar et Nueva España, etc. En 1931, il adhère au PCE. Arrêté en 1932, il est de nouveau expulsé,… vers l'URSS, dont il revient en 1935. Début 1936, à Barcelone il crée le groupe Els Nis, puis devient président du comité révolutionnaire du Syndicat des Dessinateurs Professionnels (SDP-UGT). Il s'engage sur le front d‘Aragon, comme milicien dans une section chargée de la propagande, il rejoint ensuite le Front de Madrid où il tue un capitaine. Peu après, il trouve refuge au sein de l'Ex colonne Durruti, il en devient le commissaire à la propagande. Il conçoit la maquette du journal de la colonne El Frente et l'affiche de l'exposition consacrée à Buenaventura Durruti (novembre 1938). En 1939, il sera interné successivement dans plusieurs camps de concentration du Roussillon, puis en Algérie. Il revient à Barcelone dès 1942 où il reprend son métier de graphiste et est de nouveau incarcéré à la prison « modelo », il y peint sa dernière oeuvre. Il meurt en 1956. |
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Gumsay travailla surtout pour les Jeunnesses Libertaires (Journal Esfuerzo, Ruta), il réalise aussi des photomontages pour Estudios, Tiempos Nuevos...
Gumsay, le peintre des vices humains. pour mieux le connaître voici une nterview publiée en 1938 pour l'Espagne Antifasciste.
Q : Toute œuvre littéraire et j'inclus ta peinture comme telle, réalise bien que sans se le proposer, une fonction critique et d'une certaine façon, moraliste ?
Gumsay : Je veux que mes tableaux soient utiles, politiquement, c'est-à-dire révolutionnairement. Plus encore s'ils exercent cette fonction moraliste concrète qu'on assigne à la Littérature, que ce soit sans s'en rendre compte, par un chemin différent : celui de l'émotion plastique.
Q : Est-ce que les artistes d'aujourd'hui, sont le 15 mars 1938 à la hauteur des circonstances espagnoles ?
Gumsay : NON !
Q : Pourquoi ?
Gumsay : L'heure espagnole, brûlante et accablée d'émotion et de douleur. Le Peuple ne rêve pas à l'œuvre des artistes. En Espagne, le Peuple joue tout, tous les jours. Et les artistes, sauf d'honorables exceptions, risquent peu, s'ils risquent quelque chose, dans leur œuvre. Triste… !
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L'exposition est une absurdité. C'est l'antichambre du musée et le musée c'est le cimetière. Gumsay |
Manuel Monleon Burgos naît à Valence en 1904 dans une famille pauvre.
Après l'école primaire, il entre dans l'atelier de Mariano Perez comme apprenti, pour y peindre des miniatures et des éventails. Très rapidement, il s'intéresse à l'anarchisme, au nudisme (beaucoup d'hommes et de femmes nus sur ses compositions) et adhère au groupe espérantiste de Valence. Il propose ses illustrations pour des revues libertaires : Estudios (revue de sociologie de la FAI ), Cuadernos del cultura , Nueva Cultura , etc.
A Valence, il rencontre Josep Renau qui fut un des premiers affichistes politiques (après John Heartfield) à employer le photomontage dans ses projets bien avant 1936 (Il sera commissaire à la propagande auprès d'un ministre PCE). En 1933, avec J. Renau, il milite à l'union des écrivains et artistes prolétariens.
A la pointe du combat contre le fascisme, Monleon affirme son style, il utilise beaucoup les diagonales et l'aérographe : affiches, couvertures de revues et de livres. Le nu est un de ses sujets favori, beaucoup de couverture des revues libertaires sont illustrées sur ce thème. Il réalise des photomontages pour des quotidiens à Valence (Umbral). Il participe à l'Atelier des arts plastiques de l'Alliance des intellectuels et à la première exposition de l'art révolutionnaire (1932), il est présent au pavillon espagnol de l'exposition universelle de 1937 à Paris. Il réalise des affiches pour la CNT - FAI (l'affiche de la Colonne Iberia ) et le Parti syndicaliste (d'Angel Pestana).
En avril 1939, il sera incarcéré -3ans- dans plusieurs bagnes politiques tenus par des militaires (italiens), il fera aussi des séjours en prison (Alicante, Madrid, Valence, …). Il y réalise une série de dessins sur l'univers carcéral franquiste ou encore il conçoit des calendrier pour ses compagnons de cellule ou sa famille.
A sa sortie, pour faire vivre sa famille, il crée une petite agence de publicité à Valence, il réalise de nouveaux des affiches .. de cinéma. En parallèle, il crée une revue consacrée aux arts graphiques. Dans les années 50, il part pour la Colombie , re-crée une agence de publicité : logos, affiches de cinéma, packaging. Il expose une partie des ses œuvres à Bogotá (Colombie), puis à Caracas (Venezuela). Il revient à Valence en 1962 et meurt en 1976.
En 2004, un documentaire de 50 minutes lui rend hommage : Manuel Monleon Burgos, un grito pegado en la pared. "L'art pour l'art sera pour les jours heureux" . M. Monleon 1937
 
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Ricard Obiols (1894 – 1967)
Dès les années 1910-1920, il fréquente les milieux catalanistes pour lesquels il réalise plusieurs affiches. Il aurait participé à l'exposition internationale de Barcelone en 1929 avec d'autres graphistes et peintres. En 1936, il a 42 ans et travaille pour l'UGT et la CNT de Madrid et Barcelone.
Il adhère au syndicat professionnel des beaux-arts de Madrid. Il meurt en 1967 à Barcelone.
Son frère Vicente est -lui aussi- graphiste. |
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Sim, de son vrai nom : Rey Vila.
Il étudie le dessin à l'école des beaux-arts de Barcelone. Il revient de son service militaire -en Afrique du Nord- en 1921 avec un album de dessins jugé comme antimilitariste et un jugement très dur pour les hommes politiques : la défaite au Maroc ? Un effet du mépris (envers le peuple) de ces mercenaires de l'Etat. Dès lors, il prend contact avec le syndicat des dessinateurs professionnels (SDP-UGT) et soutient les luttes sociales. Dès le 19 juillet, il met son « dessin » au service de la révolution sociale. Il réalise un album d'aquarelles, Estampes de la révolution espagnole - 19 juillet 1936, destiné à la propagande internationale : un dessin et trois commentaires (espagnol, anglais, français). Rey Vila le propose à l'UGT qui refuse de l'éditer, pourquoi ? Trop favorable à l'action des anarchistes. Cet album (éditée par la CNT ) sera -avant le Guernica de Picasso- « l'œuvre » la plus connue sur la révolution espagnole. L'UGT lui demandera quelques mois plus tard un album de dessins du même type sur la vie au front.
Un dessin anguleux renforcé par un trait noir épais et des couleurs vives délavées : plus proche de la caricature que de l'aquarelle. Son approche picturale s'accommode mal des techniques et du style des autres affichistes. Il en réalisera peu (pour le compte de la CNT , de l'UGT et pour la Generalitat de Catalunya), il dessinera beaucoup pour des calendriers, des cartes postales,…
En 1939, Sim prend le chemin de l'exil à Paris, il installe son studio près des Buttes-Chaumont où il continue de dessiner en signant de son vrai nom Rey Vila. Ses thèmes favoris sont les taureaux et Don Quichotte. Par ailleurs, il contribue -un peu- à la lutte artistique antifranquiste.
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Gallur Manuel naît à Valence en 1905.
Il entre à l'Ecole des beaux Arts en 1930. Gallur travaille comme dessinateur publiciste et en parallèle participe à plusieurs expositions d'avant garde. Il rencontre les idées libertaires et adhère au syndicat des professions libérales de la CNT. Il signe ses affiches du timbre « affichiste de la CNT AIT ». Il participera à l'exposition universelle de 1937 à Paris avec une affiche : Le peuple sera libre ! (une aquarelle).
Après la défaite, il travaille de nouveau comme publiciste et même comme dessinateur de meubles (à Saragosse).
Il meurt à Marseille en 1995. |
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Badia Vilato
Nous savons peu de choses sur ce camarade. Comme beaucoup, il passe par l'Ecole des Beaux de Barcelone et travaille pour la CNT-FAI.
Pendant la guerre, il réalise une superbe affiche antimilitariste en 1937 : « Ambition, Militarisme, Guerre, c'est ça le fascisme ». Cette affiche sera reprise avec le même texte traduit (en anglais), par les mouvements anti-guerre aux Etats-Unis, en 2004.
Graphiquement, il est très influencé par les surréalistes français. En 1939, il prend le chemin de l'exil en France, où il continuera son travail d'affichiste professionel pour Air France (1951), Maurice Chevalier, le théatre de l'Odéon, le salon de l'auto… et contre la répression franquiste.
Il collabore très régulièrement à SIA (solidarité internationale antifasciste) pour qui il propose des dessins pour les calendriers, des cartes postales, et des affiches. En 1947, il édite un album de dessins accompagnés de textes (en anglais, en français, en espagnol), Espagne éternelle (édition Espagne Libre) disponible au CIRA.
A la fin des années 1950, il part pour l'Amérique du Sud : la Bolivie, le Brésil où l'on perd sa trace.
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Jesus Guillen Bertolin, dit Guillenber.
Militant actif au sein de la presse libertaire : CNT Solidarid Obrera, Ruta, Frente Libertario,...
Il s'engage dans la Colonne Durruti, blessé sur le front à Madrid. Après un passage dans les camps d'Agde et de St Cyprien, il travaille conjointement avec Sarah Berenguer à la fabrication de faux papiers, d'abord pour la France, puis après la libération pour des militants clandestins en Espagne.
il réalise plusieurs couverture de livres anarchistes et il participe aux expositions d'artistes contre Franco. |
« L'Art ne pourra jamais être une production en série, ni collectivisée. Une fois abolis les privilèges qu'octroient l'intelligence, le talent et le savoir, aucun artiste, aussi grand qu'il soit, ne devra jamais se considérer supérieur au plus humble des travailleurs. »
Manifeste des dessinateurs de la CNT , 30 juillet 1936 édité dans la Vanguardia.
Idées (hebdomadaire).
Lisez le et diffusez le ! Organne libertaire de la région du bas Llobregat. Affiche signée : dessinateurs CNT. |
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Manuel Camps Vicens (1906 - 1986)
Né à Gérone, il s'inscrit à l'école des beaux-arts de cette ville. A partir des années 20, il acquiert une certaine renommée en exposant à Barcelone, Madrid, etc. Il intègre le Groupe Art Libre (grup art lliure) qui regroupe des affichistes, illustrateurs, peintres de la CNT de Catalogne. Il combat sur le front de l'Ebre. Après la défaite, il est arrêté et envoyé dans un camp de concentration par la Gestapo. A la libération, il s'installe à Toulouse et reprend ses activités de peintre. Il expose surtout dans le Sud-Ouest. Comme beaucoup d'autres artistes, Manuel Camps Vicens participe aussi à une activité picturale militante (au sein de la CNT) contre le Franquisme (expositions de 1947, 1952, 1956) et pour l'Occitanie.
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Baltasar Lobo (1910-1993)
Il est né non loin de Zamora, à 12 ans il travaille en reproduisant des images religieuses à Valladolid. Sa première exposition en 1928 lui ouvre les portes des Beaux-Arts de Madrid. Après trois mois de cours, il claque la porte ne supportant plus l'enseignement « officiel », il préfère étudier les sculptures archaïques du musée archéologique.
En 1936, Baltasar Lobo est membre du comité péninsulaire des FIJL. Il collabore très régulièrement -par des dessins, des cartes postales et des affiches- à Tierra y Libertad, Frente Libertario . Sa compagne Mercedes Comaposada Guillen étant militante active de Mujeres Libres, Baltasar Lobo réalise beaucoup de couvertures de la revue, de dessins, d'affiches et de cartes postales pour cette organisation anarcha-féministe. En 1939, il arrive à Paris avec une « recommandation » pour Picasso (sa compagne deviendra un temps sa secrétaire). Il rencontre aussi Miro et devient l'ami du sculpteur Henri Laurens qui l'aide à régulariser sa situation et lui trouve un atelier pour travailler. A la Libération, très rapidement sa réputation internationale de sculpteur dépasse les cercles militants. Il expose, se lie avec Kandinsky, Dubuffet, il enseigne et réalise des commandes (surtout des sculptures) pour les communes de la banlieue parisienne. Après la mort de Franco, il réalise une sculpture à Barcelone.
Il vivra à Paris jusqu'à sa mort en 1993. |


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Février 1939, près de cinq cents mille réfugiés sont parqués dans le sud de la France. Dans les camps de Barcarès, Gurs, Argelès, ST Cyprien, et malgré des conditions effroyables, les activités culturelles continuent. Des baraquements sont transformés en théâtre, palais des arts et galerie. Malgré le froid, la misère et la faim, les organisations syndicales et politiques organisent des expositions de sculptures en sable ou en terre ; fresques peintes dans les baraquements communs...
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A la fin de la seconde guerre mondiale, les antifascistes exilés continuent leurs activités de propagande, de sabotage du régime franquiste. L'activisme culturel s'implantera durablement dans quelques zones géographiques : le Sud-Ouest avec Toulouse, Paris et l'Amérique latine.
Dès 1947, à Toulouse / Paris ... des expositions, des salons réuniront des artistes prestigieux ou non.

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Retrouvez la plupart des affiches présentées sur ce site dans les livres :
Les affiches des combattant-e-s de la Liberté !
Ces livres vous proposent de découvrir 500 affiches, timbres, cartes postales, éditées par les organisations libertaires : CNT, FAI, FJIL, Mujeres Libres, SIA,... (et quelques autres).
500 sur plusieurs milliers c'est peu, mais c'est suffisant pour vous forger une opinion, pour réhabiliter ceux qui les ont dessinées : une soixantaine de graphistes ont été identifiés, une vingtaine de biographies vous sont présentées.
Cnq cents pour constater que leur production a été plus variée que la légende le dit.
Pour comprendre la situation sociale, culturelle d'un quartier, d'une ville, d'un pays, il suffit de regarder ce que racontent leurs murs. C'est le pari que nous avons pris dans ces ouvrages. Ouvrez ces livres et découvrez les murs de l'Espagne antifasciste.
Les increvables anarchistes sont à l'initiative de ces livres co-édités par les Editions Libertaires (160 pages - 35€). |
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